Adrian, Lara. Minuit, tome 1. Le baiser de minuit

La Lignée est parmi nous depuis toujours : de puissants guerriers vampires mènent une guerre secrète contre les Renégats pervertis par la Soif sanguinaire. Lucan Thorne est leur redoutable chef. Il a juré de protéger les siens, mais aussi l’humanité de la menace qui plane sur eux. Une mortelle n’a pas sa place dans cette vie de combat… jusqu’à ce que Lucan rencontre Gabrielle Maxwell, photographe de renom. Témoin d’un crime atroce, la jeune femme est la cible des Renégats. Pour la sauver, Lucan n’a d’autre choix que de l’entraîner dans les profondeurs où il règne. Gabrielle est soudain confrontée à un destin extraordinaire où se mêlent danger, séduction et les plaisirs les plus sombres.

Dans ce premier tome, nous rencontrons Lucan Thorne, chef des guerriers de la Lignée. Ces guerriers sont au nombre de 7. Lucan pourra compter sur Gideon, le crack en informatique ou encore Tegan, même si il lui voue une haine ancestrale. Alors que Lucan pourchasse des Renégats, il rencontre Gabrielle réchappant de peu à une attaque. Cette jeune femme innocente et fragile lui montrera qu’avec de la volonté, il est possible de concilier beaucoup de choses. Gabrielle ne comprend pas ce qui lui arrive au début de leur rencontre et pense faire des hallucinations. Elle espère juste ne pas devenir folle comme sa mère biologique. Lucan lui expliquera sa vraie existence et ce pourquoi elle est sur terre.

Dans ce premier volet, l’auteure nous présente beaucoup d’aspects vampiriques sans toutefois trop s’y attarder. Les premières révélations nous montrent des vampires dont l’aspect est devenu très répandu dans l’urban fantasy ou la romance paranormale. Ce sont donc des êtres sombres et ténébreux, beaux et forts. Ils ont des capacités mentales leur permettant de manipuler l’esprit des Hommes, de leur effacer la mémoire. Dans ces histoires, comme dans d’autres séries du genre, on ne devient pas mais on nait vampire. Les vampires sont une espèce à part entière et n’ont pas besoin de tuer pour survivre. Cela enlève une bonne partie de la sensation de danger que peuvent dégager les vampires. Ils ne sont plus des monstres mais une espèce ayant des besoins et un mode de vie quelque peu différents des nôtres.

L’auteure se démarque en apportant une origine très intéressante et peu exploitée à ces vampires : ce sont des extraterrestres. Mais pour le moment nous n’en savons pas plus sur cet aspect. La découverte d’humaines pouvant mener à terme une grossesse, dès suite d’un accouplement avec un vampire, sera pur hasard. Ses femelles seront appelées Compagne de sang. Elles nourriront leurs compagnons et pourront également boire leur sang. Cet échange de sang permet aux Compagnes de garder leur jeunesse tout en restant humaine. La mort des nosferatus se fait par décapitation et celle-ci est facilitée par l’utilisation d’un certain alliage pour la lame des épées ou les balles des armes. Cet alliage permet d’accélérer leur décomposition. Le soleil est ici également létal pour les vampires, quelques secondes de luminosité peuvent leur faire subir d’incroyables souffrances.

Ce premier volet de la saga Minuit nous fait penser énormément à La Confrérie de la Dague Noire de J.R.Ward : les guerriers de la Lignée ou de la Confrérie et leurs compagnes de sang ou shellanes, certains très de caractères de personnages… Le début de cette histoire ne nous amène pas de nouveautés et quand on connait la Confrérie les comparaisons sont inévitables. La donne change grâce à cette lutte différente contre les Renégats, des révélations sur la famille de Lucan Thorne… Une autre différence peut également être notée, elle concerne les scènes sensuelles qui sont beaucoup moins nombreuses ici.

Le Baiser de Minuit est un premier tome d’ouverture agréable et rapide à lire. On espère juste que les ressemblances avec la Confrérie de la Dague Noire s’arrêtent là et que les prochains tomes nous amènent plus de nouveautés.

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