Hamilton, Laurell K. Plaisirs coupables

Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m’appellent  » l’Exécutrice  » et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c’était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n’est pas toujours très exaltant et mon patron m’exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s’en servir.

Tuer des vampires, c’est autre chose, une vieille passion liée à des souvenirs d’enfance. Depuis qu’ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il y en a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là je les élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang !

Un premier roman qui inaugure de façon fracassante cette série mettant en scène la chasseuse de vampire Anita Blake. Dans un monde où l’existence des vampires est connue des mortels et où les créatures de l’eau-delà cohabitent tant bien que mal avec les vivants, Anita Blake est une réanimatrice de zombies également connue pour être une redoutable tueuse de vampires.

Ce premier opus donne ainsi la coloration de la série : une ambiance très série B, rehaussé d’un soupçon d’humour noir plutôt bien pensé. L’univers est pour le moins original, et le personnage de la chasseuse campée par Anita sort un peu des sentiers habituels. L’ensemble est à la fois rythmé, sensuel et sanglant.

L’univers vampirique ici mis en scène regorge de trouvailles en tout genre, tout en ressassant certains poncifs du genre. On se retrouve certes en présence d’une tueuse qui, sans être surnaturelle, n’est plus tout à fait humaine, et lutte contre des buveurs de sang noctambules qui ne craignent que la lumière du soleil, la décapitation et l’empalement.

Néanmoins les vampires qu’on retrouve ici tentent de s’intégrer à l’humanité, qui est consciente de leur existence. Leur relation avec le monde va jusqu’à prendre la forme d’une religion visant à convertir les humains à la nuit éternelle, même si certains humains apprécient plus simplement les nouveaux jeux érotiques que permet l’existence des êtres de la nuit.

On est certes encore une fois en présence d’une organisation hiérarchisée de la société vampirique, qui se regroupe autour d’un prince, mais on est loin de la Mascarade.

Au final un roman de série B des plus efficace qui permet à son auteur de présenter un univers vampirique à la croisée des chemins entre classicisme et modernisme. Sans être pour autant culte, ce premier opus permet de passer un très bon moment de lecture.

Une réponse à Hamilton, Laurell K. Plaisirs coupables

  1. Melisende dit :

    Une petite déception pour moi. Après tout ce que j’avais entendu, je m’attendais à beaucoup plus. J’ai un peu de mal avec la plume de Hamilton, trop tournée vers le dialogue à mon goût, et un peu trop "vulgaire" ; et je ne crois pas que le problème vienne de la traduction.
    J’ai lu les deux tomes suivants et les volets 4 et 5 attendent dans ma PAL. Mais je ne suis pas plus pressée que ça de les ouvrir… Je finirai sans doute la saga, car je n’aime pas laisser une série en plan, mais c’est sans grande conviction.

    Meli

    PS : je n’ai pas le temps, aujourd’hui, de faire tout le tour du blog, mais je vous félicite d’ors et déjà pour la richesse de celui-ci ! Bravo !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *