Briggs, Patricia. Mercy Thompson, tome 7. La Morsure du givre

Alors qu’elle profite des soldes avec sa belle-fille Jesse, Mercy découvre à son retour que l’ensemble de la meute (son mari y compris) a été enlevée par un mystérieux groupuscule, apparemment très au fait des faiblesses des loups-garous. Mercy comprend que ceux qui sont passés au travers des mailles de cette rafle risquent fort de faire des moyens de pression parfait, et décide de faire appel à des alliés de confiance. Le lien de la meute lui permet en outre de prendre contact avec Adam, et d’apprendre par son intermédiaire le but des ravisseurs, lesquels semblent appartenir à une faction dissidente du Cantrip. Mais qui tire réellement les ficelles ?

7e opus pour Mercy Thompson, et à mes yeux toujours la série la plus aboutie pour ce qu’on appelle « bit-lit ». Dès son premier roman dans l’univers de la changeuse des Tri-Cities, Patricia Briggs a su aussi bien esquisser un univers réaliste mais peuplé de créatures surnaturelles (chaque espèce se voyant consacrée un ou plusieurs tomes dans la série) que de mettre en scène des personnages attachants et humains. La psychologie pourrait être davantage travaillée, mais les personnage n’en sont pas moins crédibles et la part de romance, si elle est bien présente, ne phagocyte pas l’histoire (ce qui est à mon sens l’une des grosses faiblesses de pas mal de romans dans le giron).

Ce nouvel opus nous permet d’en apprendre davantage sur le Cantrip, cet organisme d’État chargé des relations entre les créatures surnaturelles (du moins, celles dont l’existence est connue de tous, à savoir les garous et les faes) et les humains. Et de réaliser que tous n’acceptent pas le statu quo voulu par l’État, et seraient davantage partisans d’une position plus extrême. Quitte pour cela à mettre le feu aux poudres en faisant porter le chapeau à une des espèces. Certes, pour le coup on est sur un structure scénaristique un tantinet rabâchée, mais l’auteur s’en sort bien (en partie grâce à son travail sur les personnages et la richesse de son univers). Sans pour autant être écrit avec une plume exceptionnelle, ce nouveau Patricia Briggs s’articule sur une intrigue en plusieurs temps, qui permettra autant au lecteur qu’aux protagonistes de remonter l’écheveau du complot.

Niveau vampire, Stefan fera une nouvelle fois démonstration de l’ampleur du pouvoir de ceux de sa race. Notamment la rapidité, particulièrement utile quand il s’agit de se protéger des rayons du soleil. On découvre également une partie de la généalogie vampirique, et la place importante de Marsilia dans celle-ci. De même, on assistera à un des rituels les plus anciens des vampires, qui permet à un vampire d’en défier un autre, en s’entourant des combattants de son choix.

Un nouvel opus plutôt réussi dans la série, même si moins novateur que par le passé. On en retrouve pas moins avec plaisir l’univers de Patricia Briggs et ses personnages, une nouvelle fois malmenés par les évènements. Un volume qui trouve donc sa place à la suite des six premiers.

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