Colombo, Pedro J. – Genzianella, Nicolas. Dampyr. Tome 11

Dans la première histoire de ce recueil, Harlan se voit chargé par Caleb de retrouver un sorcier. Ce dernier a autrefois réalisé l’invocation d’une entité venue d’une dimension parallèle, à la demande d’un petit groupe d’écrivains qui se sont imposés comme des plumes reconnues. Mais la créature a été libérée, et elle n’aspire qu’à se venger. La seconde histoire voit Harlan croiser la route d’un nouveau Maître du Sang. Ce dernier manipule dans l’ombre El Brujo, un narcotrafiquant obsédé par l’occulte. Devenu vampire à son tour, il va semer la terreur dans le pays, ettenir en échec les autres trafiquants de drogue.

Cela fait bien longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de me replonger dans l’univers de Dampyr, fumetti dont la version française a été assurée bon gré mal gré par Clair de Lune. J’aime beaucoup l’ambiance très film noir de ce titre, qui m’avait convaincu dès le premier tome. Mais dénicher les volumes à l’heure actuelle est parfois difficile, d’où ce delta entre la chronique du 10e album et celle de ce 11e tome. Lequel contient donc deux histoires, dont l’une seulement a sa place ici : celle intitulée « La Milice de L’Ombre ».

Dans ce nouveau récit, Harlan se retrouve aux prises avec le monde des narcotrafiquants. Il semble qu’un Maître du Sang ait jeté son dévolu sur l’un d’entre eux, et tire les ficelles sans jamais se révéler. Harlan comprend rapidement de quoi il retourne, et trouve une aide inattendue en la personne d’un policier qui ne cesse de s’opposer aux cartels. Pour autant, la situation du pays étant ce qu’elle est, et les trafiquants étant sur-armés, le Dampyr va devoir faire appel à de vieilles connaissances pour traquer sa cible : Tesla et Kurjak.

Le dessin est de très bonne tenue. Les dessinateurs ont beau se succéder, au fil des recueils constitués par Clair de Lune, force est de constater l’homogénéité de l’ensemble. Le noir et blanc sied parfaitement à la série, et les encrages appuient l’ambiance très « roman noir ». C’est tout à la fois dynamique, précis, détaillé.

Les vampires de cet opus sont sous l’influence d’un Maître de la Nuit, ce qui pointe l’existence d’une réelle hiérarchie entre vampires. Cela reste des créatures qui se déplacent la nuit et boivent du sang pour survivre. Ils ne craignent pas l’impact des balles, seul le sang de Dampyr semble les blesser.

Un onzième tome de bonne facture, à l’image des précédents. Retrouver Harlan, Caleb et la galerie de personnages imaginée par Mauro Boselli et Maurizio Colombo est toujours un grand plaisir.

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