Boselli, Mauro – Colombo, Pedro J. – Genzianella. Dampyr. Tome 6

Harlan devient maître de conférence à Fribourg. Avec l’aide d’un ami de Caleb Lost, il se fait en effet passer pour un chercheur spécialisé dans le mythe du vampire. Il enquête en fait en sous-main sur de nombreuses disparitions survenues un peu partout à travers l’Allemagne. Disparitions qu’on finit par résoudre, des cadavres vidés de leur sang réapparaissant quelques semaines après. Harlan subodore les exactions d’un vampire, mais va très rapidement se mettre sur la piste d’un antique grimoire de sorcellerie, jadis séparé en 4 parties pour éviter qu’il ne tombe entre de mauvaise main, et dont chacune des parties semble avoir été disséminée dans 4 prestigieuses universités allemande.

Après un tome très axé sur le mythe du vampire, où Harlan faisait enfin face à son géniteur, ce second opus est un peu moins marqué par le vampire au sens classique. Harlan, se faisant passer pour un maître de conférence spécialiste du mythe du vampire, va en effet partir sur les traces d’un antique manuscrit de sorcellerie, dont la route semble jonchée de cadavres exsangues. Malgré cet aspect du problème, on est bien plus proche d’une ambiance lovecraftienne que de celle d’un roman comme Dracula. Le récit n’en est pas moins intéressant, plutôt bien construit, le scénariste baladant le lecteur plusieurs fois avant de dévoiler à celui-ci les ressorts réels de son histoire. Les personnages ne sont pas mal pensés, même si pour une fois Tesla et Kurjak ne font pas parti de l’histoire.

Le dessin est conforme à celui des précédents tomes, voire un petit cran au-dessus. On a en effet un peu moins cette impression d’hétérogénéité d’une case à l’autre. Pour le reste, le trait reste fin, les trames étant utilisées à foison pour les ombrages et autres textures.

On apprend peu de chose au niveau vampirique dans ce sixième opus. Certes l’une des créatures qu’Harlan va croiser dans la première histoire du recueil a quelque chose de vampirique, mais venant d’une dimension autre, on ne peut que difficilement la comparer aux vampires que croisent habituellement le Dampyr dans ses aventures.

Un sixième tome qui, s’il ne fait pas progresser la série sur le plan vampirique, n’en reste pas moins un moment de lecture agréable qui prend bien sa place comme suite des 5 tomes précédents et nous introduit de nouveaux personnages de l’univers.

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