Hatori, Bisco. Sennen No Yuki. Tome 2

Satsuki gagne un voyage à la montagne. Il invite donc Chiyuki à partir avec lui, non sans que Tôya et Yamimura ne s’incrustent. Alors qu’ils sont perdus dans la neige, le petit groupe tombe sur une étrange bâtisse inoccupée, qui semble figée dans le temps. En effet, tout semble être resté en l’état depuis le XIXe siècle. Rapidement, ils comprennent que la maison est hors du temps, et qu’une entité y a élu domicile.

Cette réédition des premiers opus de la série de Bisco Hatori nous offre la possibilité de poursuivre les chroniques de ses différents volumes. Avec une maquette modernisée (mais pas franchement heureuse pour ce qui est des couvertures) l’éditeur semble avoir opté pour une modernisation des quatre recueils d’histoires qui composent cette petite saga. On retrouve ici les personnages dans la situation dans laquelle on les a laissés à la fin du premier tome, en plein triangle amoureux entre Satsuki le loup-garou, Tôya le vampire et Chiyuki, malade du cœur dont la vie a été prolongée par le sang du vampire.

Si l’histoire reste plaisante à lire (un léger cran au-dessus de ce que proposait le premier volume), il faut bien avouer que l’auteur peine encore à se détacher des clichés du genre, notamment au niveau du triangle amoureux central. Reste que les raisons de Tôya apportent un soupçon de nouveauté, mais ne permettent pour autant pas à la série de réellement proposer quelques chose de novateur. Il y a certes des rebondissements intéressants (notamment l’arrivée de Kei, le cousin de Chiyuki), mais l’ensemble reste très gentillet.

Niveau dessin, on ne peut que constater que l’hétérogénéité est toujours de mise : les traits des personnages se font parfois plus hésitants d’une case à un autre. Certes, cela ne nous empêche pas de les identifier, mais cet état de fait donne à l’ensemble un côté brouillon. D’autant que, Shojo oblige, l’auteur ne se rattrape pas avec les décors, réduits à leur plus simple expression.

Niveau vampire, Tôya est toujours réluctant à l’idée d’échanger son sang avec Chiyuki, et ainsi faire de la jeune fille celle avec qui il pourra partager les 1000 ans de son existence. Ce qui lui empêche d’utiliser pleinement ses pouvoirs, et le met dans des situations de grands faiblesse. Pour autant, il ne craint pas l’ail ni la lumière du jour, et semble capable de se contrôler… sauf si du sang est versé à proximité.

Un deuxième tome pas désagréable, mais la série peine à se démarquer réellement des codes du genre, malgré quelques idées intéressantes au niveau du mythe du vampire.

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