Boselli, Mauro – Majo. Dampyr, tome 49. la colonne infernale

Les pas du Dampyr et de ses amis Tesla et Kurjak vont cette-fois ci les conduire en plein territoire chouan. Depuis plusieurs semaines, de nombreux phénomènes semblent indiquer la présence du maître de la nuit Erlik Khan, qui leur a damé le pion au moins une fois par le passé.

Un maître vampire qu’Harlan entend bien combattre et vaincre une bonne fois pour toutes, même s’il doit pour cela tenir tête à l’armée des morts que le vampire a constitué depuis l’aube des temps, et qui contient autant de croisés, que de chouans ou de soldats des deux guerres mondiales. Araxe, qui a pactisé avec le maître vampire durant la chouannerie, va peu à peu raconter comment elle a retrouvé la trace d’Erlik à cette époque et quelle fut son impact sur la révolte royaliste.

Un hors-série franchement réussi, autant sur le plan graphique que sur celui du scénario. Mauro Boselli et Majo s’allient dans ce 49e opus de la série pour nous proposer un véritable retour historique à l’époque de la Terreur, en plein territoire chouan. Le récit mêle ainsi habilement réalité historique et fantastique, en introduisant les personnages par une rencontre dans une auberge perdue sur la lande bretonne. Fantômes, morts-vivants et autres maîtres de la nuit se retrouvent donc au fil des pages de ce nouvel opus, et nous plonge dans un agréable mélange entre les légendes vendéennes et le folklore du fumetti de Mauro Boselli. L’ensemble est bien narré, joue avec intérêt des flashback, même si au final la trame concernant la relation entre Harlan et son père avance peu.

Le dessin est de très belle facture, le trait est fin et maîtrisé, que ce soit au niveau des personnages ou des décors. L’ensemble s’accorde bien avec l’ambiance de l’histoire. Le dessinateur a semble t’il pas mal creusé la questions des costumes et des lieux, ce qui donne une crédibilité supplémentaire à l’ensemble. Si j’avais pu regretter une certaines homogénéité graphique dans certains des volumes précédents, ce regret n’est ici pas de mise, la qualité graphique étant constante.

L’aspect vampirique est ici en retrait mais les personnages d’Araxe et Erlik permettent aux auteurs de mettre en scène deux maîtres de la nuit et leurs pouvoirs. S’il s’avère que ceux-ci ont une apparence normalement la plupart du temps, ils ne se transforment pas moins en créature démoniaque dans le feu de l’action, leurs griffes s’allongeant et leurs visages prenant un aspect bestial. Les maîtres de la nuit sont par ailleurs doués d’une force et d’une vitesse incroyable, et de pouvoirs paranormaux, mais ne semblent par contre pas craindre la morsure du soleil. Les vampires ne semblent pouvoir être détruit qu’à travers le feu et le contact avec le sang du Dampyr.

Un hors-série franchement intéressant, qui s’il ne fait pas forcément avancer l’intrigue principale (mais on finit par d’y habituer) n’en offre pas moins une histoire riche en histoire et en fantastique.

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