Boselli, Mauro – Rossi, Luca. Dampyr. Tome 2

On retrouve le Dampyr Harlan Draka alors qu’il arrive dans la bourgade de Merwindale. Dans le même temps, un père et son enfants en balade disparaissent dans la lande, non loin d’un sinistre parc d’attraction à l’abandon. Alors qu’Harlan est suspecté par les habitants et la police locale, qui va dès lors jeter un oeil sur lui, il découvre une vieille demeure au coeur de la forêt où l’entraîne mystérieuse petite fille nommée Amber…

Deuxième recueil traduit chez nous de cette série phare de l’autre côté des Alpes. Pour la version internationale, les auteurs ont ainsi sélectionnés les récits majeurs de leur série. Ce second opus nous entraîne donc à la suite d’Harlan, alors qu’il se rend seul au Royaume-Uni sur les traces de son père Draka.

L’album a un petit côté moins sombre que le premier opus, mais les deux récits qui composent ce second tome sont de bonne qualité, et vont nous permettre d’en apprendre davantage sur les vampires de la série, les maîtres de la nuit. Les personnages sont intéressants, assez travaillé pour rendre l’ensemble convaincant. Les auteurs montrent également qu’ils ne sont pas à cours d’idée, la seconde histoire nous entraînant sur une variation réussie sur le thème du Golem de Prague.

Luca Rossi, qui tient les crayons dans ce second recueil, a un trait un peu plus affirmé que son prédécesseur. Les encrages sont assez travaillé, amplifiant bien l’ambiance pesante de la série. Les scènes d’actions sont cependant moyennement dynamiques, mais ont un côté vieux film d’horreur plutôt agréable.

Le mythe du vampire va ici être mis en scène, en plus de la présence du Dampyr Harlan Draka, par Amber, une ancienne maître de la nuit un temps alliée au père d’Harlan. On apprend par son intermédiaire qu’une partie des légendes sur les maître de la nuit, comme leur impossibilité de supporter le soleil comme celle de se refléter dans les miroirs est fausse (pour le soleil, on sait déjà que ce n’est pas le cas des vampires moins puissants, comme Tesla). Amber fait également à Harlan une démonstration de sa capacité de mouvement impressionnante, ainsi que de son pouvoir de suggestion. Ils rencontreront par ailleurs un maître de la nuit bien plus puissant qu’elle à ce jeu-là.

Un second opus aussi bien fichu que le premier. Des scénario intéressants et bien construits, un dessin pas exceptionnel mais qui remplit bien son office, bref une lecture des plus agréable en définitive.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *