Lapham, David – Huddleston, Mike. The Strain, tome 3. The Fall

Le petit groupe constitué autour du professeur Setrakian poursuit sa lutte malgré l’échec de la destruction du maître, dont l’influence fait peu à peu sombrer la ville dans le chaos, grâce à l’aide d’Eldritch Palmer. Mais pour le vieil antiquaire, la partie est encore loin d’être jouée, car ses recherches passées l’ont mené sur la trace de l’Occido Lumens, un antique grimoire relié en argent que les vampires primaux recherchent autant qu’ils craignent. Pendant ce temps, Augustin Elizalde se voit proposer un marché par les principaux adversaires du Maître : les autres Anciens qui n’envisagent pas de voir les ambitions d’un des leurs faire voler en éclats l’équilibre qui régnait jusque-là.

Ce troisième opus voit la menace vampirique déjà bien établie sur la ville, prête à dépasser les strictes limites de cette dernière. C’est donc une équipe désabusée par l’échec de sa tentative d’éradication du Maître que nous retrouvons ici. Mais une autre faction s’agite enfin dans l’ombre, ce qui permet, à l’image du roman d’origine, de faire évoluer les protagonistes indépendamment les uns des autres, chacun se révélant peu à peu, avec ses objectifs et moyens propres (même si Setrakian apparaît toujours comme un personnage central). On peut juste regretter que la relation entre Ephraïm, son fils et son ex-femme, devenue une des créatures du Maître, soit réduite à quelques scènes, de même que le rôle de certains personnages, à l’instar de Quinlan. D’autres, cependant, sont pour autant bien intégrés au récit, comme Angel le catcheur, sur lequel s’achève (de belle manière) ce troisième tome.

Le dessin m’a semblé moins homogène que les deux premiers opus, même si le travail de Mike Huddleston reste dynamique. Certaines cases semblent moins travaillées, moins détaillées, ce qui ne me semblait pas être le cas des deux précédents recueils. La couleur reste propre et efficace, sans faire de fioritures.

On apprend ici l’existence de l’Occido Lumens, un antique grimoire en argent qui semble renfermer certains secrets des Anciens. On découvre également la présence d’autres Anciens, qui semblent avoir établi jusqu’à ce jour un certain statu quo avec le Maître, auquel ce dernier met un terme avec ses récentes actions. On découvre également un peu plus le type de liens qui lie un vampire à ses infants, et lui permet de suivre ce que voient ces derniers. Et par les artefacts qu’il révèle, Setrakian révèle la présence séculaire de chasseurs de vampires qui ont essayé (sans succès) de juguler la menace vampirique, en utilisant essentiellement des armes en argent. Enfin, on découvre que le Maître n’est plus affaibli par la lumière du soleil, même si ses sujets semblent encore respecter le cycle solaire.

Un troisième tome tout aussi rondement mené que les deux précédents, même s’il prend plus de libertés avec certains éléments du roman d’origine. Reste que malgré cela (et un dessin moins homogène, même si globalement pas désagréable), la série reste accrocheuse.

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