Lapham, David – Huddleston, Mike. The Strain, tome 6. The Night Eternal

Quinlan poursuit sa lecture de l’Occido Lumens, espérant y trouver l’information qui leur permettrait d’identifier le lieu de naissance du Maître, et ainsi tenter de détruire ce dernier. Nora, est enfin libérée du camp où elle était tenue prisonnière par Barnes, désormais à la solde de l’ennemi. Lequel va tenter de proposer un marché à Eph : le livre contre son fils, qui n’a pas encore été transformé, et vit coupé du monde depuis 3 ans. Désabusé par la relation qui s’est tissé entre Vassili et Nora, déboussolé et à la merci de son alcoolisme, le scientifique va-t-il céder ?

Ce sixième recueil marque dont la fin de l’adaptation du 3e roman, et donc la fin de la série. Le tome précédent aura permis de réunir les différents protagonistes ayant survécu à la précédente confrontation avec le Maître, et de lever le voile sur la genèse des Anciens. Ceux qui ont lu les romans ne seront pas surpris par ce final, somme toute très fidèle à la trame établie par Chuck Hogan et Guillermo Del Toro. Mais, comparativement à l’adaptation TV, qui pêche (notamment) par le jeu des acteurs (et leurs personnages poussés à la limite de la caricature), le passage en format comics est plus que favorable à l’histoire. L’enchainement des points de vue comme les récits enchâssés (surtout représentés par la lecture de l’Occido Lumens) apporte un dynamisme assez bien vu à l’ensemble.

Côté dessin, rien de particulier à dire vis à vis des opus différents. Le trait vif et acéré de Huddleston colle décidément au mieux au récit, le dessinateur semblant aussi à l’aise quand il s’agit de croquer les êtres humains que les vampires. Sachant que son style donne du mouvement et une bonne fluidité aux scènes d’actions, tout en permettant à ces dernières de rester lisible. La couleur, qui n’en fait jamais trop (et évite les aplats tape à l’œil) en restant assez sombre, parachève plutôt bien le tout.

Côté vampire, on en apprend un peu plus sur la genèse des Anciens, notamment celle du Maître, qui ignore lui-même le lieu où il a été infecté. On notera également une nouvelle évolution du côté de la mère de Zack, qui se démarque un peu plus des autres infectés depuis que le Maître lui a rendu une part de son libre arbitre. Enfin Zack, qui vit sous la coupe de ce dernier depuis plusieurs années, semble subir son influence sans pour autant être infecté. A noter, enfin, une nouvelle mise en scène de la solution nucléaire, qui seule semble à même de mettre un terme à l’existence d’un Ancien.

Une fin tout aussi réussie que les volets précédents, dont aucun n’aura démérité. Alors que la première saison de la série TV, pourtant envisagée très tôt dans le projet, peinait à convaincre, le comics s’est d’emblée imposée comme une adaptation pertinente et réussie de l’histoire imaginée par Del Toro et Hogan.

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