Lapham, David – Huddleston, Mike. The Strain, tome 5. The Night Eternal

Deux ans se sont écoulé depuis que Le Maître a remporté la bataille, se débarrassant dans le même temps des autres Anciens comme d’Abraham Setrakian, tout en soustrayant le fils d’Ephraïm à la garde de son père. Dans un monde désormais dévasté par un hiver nucléaire, l’humanité tente de survivre tant bien que mal, sous le joug des buveurs de sang. Ces derniers ont créé des camps dans lesquels ils élèvent des humains destinés à devenir leurs victimes. Pendant ce temps, Vassili Fet tente de trouver un moyen de traduire l’Occido Lumens, qui reste leur dernier espoir.

Ça faisait un petit moment que je n’avais pas suivi de près les avancées de l’adaptation comics de The Strain, quelque peu déçu par la série TV. Reste que le comics est à mes yeux le support le plus intéressant sur lequel le récit aura été porté, d’où l’intérêt de poursuivre ma lecture. Ce 5e recueil correspond à la première partie du dernier roman, La nuit éternelle. L’histoire se déroule plusieurs fois après les événements du tome précédent. Les anciens ont été détruits par le Maître, et Setrakian a laissé la vie dans une tentative désespérée de mettre un terme à la menace. Reste donc Vassili Fet, Nora Martinez, Ephraïm Goodweather et Quinlan, chacun avec leurs propres motivations (et historiques personnels).

Le comics distille autrement plus de noirceur que la série TV, et si les personnages archétypiques sont les mêmes, leur traitement est nettement plus réussi (et c’est à nouveau Fet qui se distingue). L’ambiance est définitivement au post-apocalyptique, Le Maître ayant asservi l’humanité, réduisant les survivants à l’esclavage, destinés à nourrir les vampires. Mais à mesure que l’Occido Lumens est déchiffré, le voile se lève sur les origines des vampires, et sur un mince espoir qui réside dans l’identification du lieu de naissance du maître.

Le dessin de Mike Huddleston est toujours d’un bon niveau de dynamisme. Réaliste, mais acéré, son trait contribue fortement à l’ambiance pesante du récit, qu’il s’agisse de croquer les derniers humains ou les hordes de vampires qui ont déferlées sur le monde. La couleur, simple et efficace, ne gâche en rien le style du dessinateur.

Côté vampire, on apprend ici l’origine même des anciens (et donc de l’ensemble de la population vampirique), laquelle remonte aux temps bibliques. On apprend également que Quinlan est né d’une mère ayant été mordue par Le Maître, ce qui fait de lui un des rares vampires n’ayant pas été transformé par morsure. ce statut lui permet de supporter a minima le soleil et de ne pas craindre l’argent.

Un cinquième volet à la mesure des précédents, que ce soit sur le plan du scénario ou du graphisme. Décidément, c’est davantage le support comics qui sied le mieux à l’histoire imaginée par Guillermo Del Toro et Chuck Hogan.

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