Nury, Fabien – Cassaday, John. Je suis légion. Tome 3 : Les trois singes

Alors qu’en Roumanie, Rudolf Heyzig a été assassiné et que le projet Légion gît sous des tonnes de décombres, la petite fille au cœur du projet, en fait possédée par Radu, se prépare à la confrontation avec son frère, le tristement célèbre Vlad Tepes, qui lui se trouve pour le moment en Angleterre. Et c’est justement aux trousses de Vlad que se sont lancés Stanley et son équipe, après que celui-ci ait pris le contrôle de l’esprit de Lester Collins et failli tuer Marjorie. Alors que le bras de fer ancestral entre les deux frères semble approcher de sa conclusion, la guerre pourrait-elle prendre un tournant inattendu du fait de leur ingérence ?

Troisième et dernier tome de cette série qui mêle espionnage, récit de guerre et fantastique, cet album nous plonge illico dans la suite de l’histoire, alors que l’équipe de Stanley a payé le prix fort pour sa première confrontation avec Vlad. Toujours aussi rondement mené, le récit ménage de nombreux retournements de situation, alors qu’un à un tombent les masques pour les différents protagonistes de l’histoire. Le dessin est dans la lignée des précédents opus, toujours très réaliste, même si qualitativement un cran en dessous des deux précédents albums. Il est mis en lumière par une couleur sombre et efficace, l’ensemble ayant certes un petit côté figé mais qui ne nuit en rien à l’ambiance sombre et fantastique du récit.

On est loin des caractéristiques habituelles du vampirisme. Radu et Vlad sont ici des esprits prenant possession du corps de leurs victimes, et en changeant ainsi régulièrement. Leur pouvoir principal réside ainsi dans cette capacité à sauter d’un hôte à un autre. Mais ils disposent aussi de certains talents psychiques, qui leur permet de prendre le contrôle des esprits d’humains ou d’animaux. On est donc plus près de la possession et du vampirisme psychique que du mythe classique.

Au final, un troisième tome qui clôt de belle manière cette série rythmée, riche en action, dont l’histoire s’inscrit pour le moins bien dans l’Histoire (le contexte étant la deuxième guerre mondiale).

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