Snyder, Scott – Albuquerque, Rafael. American Vampire, tome 8. La septième lignée

Pearl, Skinner et Pool sont parvenus à échapper au Marchand Gris. Ils décident de prendre contact avec les Vassaux de Vénus, de manière à mettre leurs forces en commun pour faire face à cette menace sans précédent. Mais ces derniers, désormais dirigés par Félicia Book, vont-ils accepter de s’allier avec les trois vampires américains ? Félicity sait qu’elle n’a pas le choix : le Marchand Gris n’est pas le plus grand danger qui est sur le point de faire surface, et leurs rangs pourraient avoir été infectés par « La langue de la bête ». Un problème de taille quand on projette de récupérer la seule arme en mesure de détruire la menace. Laquelle se situe dans une base extrêmement bien surveillée de l’armée US.

Huitième tome et fin de deuxième cycle pour la série de Scott Snyder et Rafael Albuquerque. Un tome qui sera bien entendu riche en révélations, que ce soit sur les origines du Marchand Gris (et sur le danger dont il n’est pas la pire manifestation) ou celles des Vassaux de Vénus. On retrouve par ailleurs certains personnages qui ont trouvé leur genèse dans Legacy (Felicity Book, notamment), et Snyder s’offre un petit détour SF (et la guerre froide) en envoyant Skinner dans l’espace, le temps d’intercepter un satellite russe.

Ce nouvel opus remplit donc parfaitement ses promesses. C’est toujours un plaisir de retrouver le duo (souvent malgré eux) Sweet / Jones, et ont sent une fois de plus que les auteurs se font plaisir avec cette série (qui avance lentement mais sûrement). C’est pêchu, intelligemment ficelé, à mi-chemin entre fantastique pur jus, horreur, espionnage… et avec une galerie de personnages vraiment intéressante (à ce titre, Jones vole clairement la vedette à Sweet, même si la conclusion de cette deuxième saison risque de le mettre au centre du récit au prochain opus).

Niveau dessin, même si j’ai davantage un faible pour l’aspect graphique d’American Vampire Legacy, ce huitième recueil ne manque pas de panache. Le trait vif d’Albuquerque sert à merveille ses différents personnages, qu’ils soient humains, démoniaques ou entre les deux (vampires). La mise en couleur, relativement sombre, ne noie pour autant pas les détails et l’ensemble est à la fois dynamique et parfaitement lisible.

Concernant le mythe du vampire, les deux vampires américains (la septième lignée) vont devoir se rapprocher des Vassaux de Vénus pour lutter contre Le Marchand Gris, une entité antédiluvienne présente sur terre avant l’apparition de l’homme… et qui aspire à reprendre le contrôle. Les vampires, quelle que soit leur lignée, descendent de cette créature que rien ne semble pouvoir arrêter. À noter que la faiblesse de Sweet (l’or) sera utilisée ici pour contenir sa contamination par la morsure de la créature.

Un huitième tome très réussi, qui entraîne le lecteur dans un double récit, mélange de fantastique comme d’espionnage. Vivement la nouvelle saison, annoncée pour 2018.

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