Snyder, Scott – Albuquerque, Rafael. American Vampire, tome 7. Le Marchand gris

Années 60, dans le Kansas. Pearl Jones vit recluse sur les terres de sa famille, tout en essayant de protéger de la menace carpathique les jeunes vampires qui passent sur ses terres. Elle représente l’espoir pour tous les clans de vampires que les enfants de Dracula veulent exterminer, afin d’étendre leur main-mise sur le reste des États-Unis. Mais une menace bien plus ancienne que les carpathiques émerge peu à peu, forçant Skinner Sweet à se rapprocher de celle qu’il a transformé : le marchand gris refait surface.

Après une première saison particulièrement prenante, à la fois originale et à la narration intense, Scott Snyder et Rafael Albuquerque reprennent donc le fil de l’histoire pour ce qui est d’American Vampire. Et les choses démarrent tambour battant, avec un cycle qui semble offrir aux protagonistes, qu’il s’agisse de Pearl, de Skinner ou de Calvin, d’affronter une menace bien plus dangereuse que l’espèce carpathique. Une menace nommée le marchand gris, une entité mystérieuse qui pourrait être à la base même des différentes races vampiriques. Les différents moments qui composent le récit permettent, à l’habitude de ce que propose jusque-là le duo d’auteurs, de se concentrer autant sur les personnages principaux que sur des évènements importants situés dans le passé. Un choix qui dynamise l’histoire, révèle au fur et à mesure certains éléments, sans oublier de s’achever sur un cliffhanger particulièrement insoutenable (qui augure du meilleur pour la suite).

Niveau dessin, si je préférais les auteurs en charge de Legacy, la série spin off, j’ai tendance à revoir mon jugement depuis un ou deux tomes. Le dessin de Rafael Albuquerque, au trait acéré, offre un dynamisme impressionnant à la série mère. Les combats sont dantesques, et le sens du mouvement du dessinateur participe beaucoup à leur lisibilité. Ce premier recueil d’un nouveau cycle ne déroge pas à la règle : c’est sombre (la couleur de Dave Mc Caig fonctionne au mieux), les cadrages sont excellents, bref rien à redire de ce côté-là.

Pearl est utilisée pour rappeler qu’il existe une sorte d’arbre généalogique des différentes races de vampires, dont les carpathiques sont une branche (de même que les vampires américain). On découvre cependant que l’origine des vampires se perd dans la nuit des temps, alors que les héros se retrouvent confrontés à une menace qui pourrait bien être… le premier vampire. Une nouvelle espèce qui semble essentiellement indisposée par le feu, et dont la morsure infecte rapidement les vampires touchés, les transforment en vrais créatures de cauchemar, capables de prendre la voix des proches de leurs victimes.

Si le premier cycle d’American Vampire envoyait déjà un bel uppercut dans la mâchoire du lecteur, cette suite enfonce un peu plus le clou, ne se contentant pas de poursuivre simplement là où les choses s’étaient arrêtées, mais ouvrant le champ des possibles de l’univers des auteurs. Impressionnant !

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