Collectif. American Vampire, tome 6. Une virée en enfer

American Vampire est La série comics du moment pour qui s’intéresse aux vampires. Le duo Snyder et Albuquerque (pour ce qui est du run principal) est en effet rapidement parvenu à imposer son univers et ses personnages, à commencer par l’incontournable Skinner Sweet. Ce 6e opus de la saga se compose de deux œuvres distinctes : une histoire centrée sur un couple de voleurs à la tire devenus vampires, et un recueil d’histoire qui s’articule autour de différents moments de l’histoire des Etats-Unis… tout en mettant en scène les vampires dans chacune d’entre elles.

L’histoire indépendante (qui donne son titre à l’ouvrage) met donc en scène un couple aux prises avec un parrain / vampire qui cherche à étendre sa main-mise sur la totalité des vampires du territoire américain. Il s’agit d’un véritable road-movie mené tambour battant par les deux auteurs de la série. Ils s’engagent ici dans l’univers établit dans les précédents opus mais ne réutilise pas (à l’exception d’un seul) les personnages habituels.

L’anthologie va permettre aux lecteurs du titre de patienter avant la sortie de la suite, qui se fait attendre outre-atlantique (son retour a été annoncé pour mars 2014). On y retrouve en effet de nombreux personnages de la série mère, que ce soit directement où par l’intermédiaire de protagonistes tiers. Le lecteur assistera donc ainsi aux premiers contacts des peuples américains avec les vampires, depuis les premiers temps de la colonisation jusqu’au crépuscule des années western, et l’arrivée du cinéma.

Bien évidemment, on en apprend davantage sur certains des personnages de la série mère, et on croisera donc aussi bien le passé de Pearl Jones que celui de Hettie Hargrove. Les liens entre l’industrie du divertissement et les buveurs de sang seront également de la partie, de même que certains passages de la vie de Skinner Sweet, qui ouvre et ferme la valse des histoires de cette anthologie.

Des scénaristes comme Jason Aaron (Scalped), Becky Cloonan (qui a notamment officié dans Tales of the vampires, un spin off de Buffy), Francesco Francavilla (Black Beetle) ou encore Greg Rucka (Checkmate) se succèdent donc autour de Scott Snyder, qui intervient deux fois au scénario, de même que Rafael Albuquerque qui s’y essaie au détour d’une histoire. Ouvrage collectif oblige, la partie graphique est assez variée, mais ne manque pas de punch. Autour d’Albuquerque, on retrouve ainsi des artistes comme Declan Shavley (28 Jours plus tard), Francesco Francavilla, Tula Lotay, Gabriel Bá et Fábio Moon, chacun avec son style particulier.

On retrouve ici l’univers de Scott Snyder, avec cette idée d’une théorie des évolutions appliquée aux vampires. Chaque nouvelle espèce dispose ainsi d’habiletés et de faiblesses qui les font se différencier des autres. Skinner Sweet, premier (et seul pendant longtemps) vampire américain ne craint ainsi pas la lumière du soleil, ni les autres ustensiles de l’arsenal anti-vampire. On croise également ici l’un des membres de Vassaux de Vénus, organisation créée pour endiguer la menace vampire.

Un recueil qui ne fait certes pas avancer l’histoire principale mais qui ne manque pas d’intérêt pour qui suit la série depuis ses débuts. Vivement que Snyder et Albuquerque remettent le couvert !

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