Matsumoto, Koji. Higanjima, l’île des vampires. Tome 10

Après avoir défait l’immense démon cyclope, Aki et ses amis se retrouvent à nouveau aux prises avec Miyabi et sa troupe de vampires archers, qui les ont bloqués dans un canyon. Cette fois-ci Aki est décidé à en découdre avec le chef des suceurs de sang.

Le tome 9 n’était bien qu’une scène de transition avant ce nouvel affrontement avec le seigneur des Saigneurs… Cette fois-ci le combat promet d’être plus sanglant, mais aussi plus intéressant… Mais que c’est long ! On sent bien que Matsumoto a trouvé le bon filon avec cette série et qu’il fait durer -parfois exagérément- son histoire. Ici le démon du tome précédent apparaît sous son vrai « visage », assez répugnant il faut le dire : son ventre exhibe une « bouche » qui tient plus de la vulve, surmonté d’un autre oeil que celui qui ornait jadis son front.

Matsumoto insère à nouveau, comme dans les premiers tomes, des allusions sexuelles : le dresseur qui a une érection lorsqu’il punit le démon qui lui est soumis, Miyabi qui soumet une vierge -nue, bien sûr- au supplice du suçage de sang, affirmant que c’est un plaisir… Clairement le maître vampire est de retour, avec l’aura sexuelle qui le caractérise. Cela dynamise un peu un récit qui s’embourbait dans la tempête de neige et les jets de sang étalés sur trois planches. Il y a encore des situations à la limite du ridicule, mais moins que précédemment.

La série revient, avec ce tome 10, à des fondamentaux plus en accord avec l’identité de la série : allusions sexuelles évidentes, affrontement direct avec le chef des vampires, redynamisation du récit.

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