Matsumoto, Koji. Higanjima, L’Île des vampires. Tome 12

Après la mort de l’un des personnages principaux, le groupe d’humains survivants se réfugie dans une école désaffectée. Là, grâce à l’apport d’un personnage tôt disparu, ils en apprennent plus sur l’histoire des vampires de l’île. Leur origine est en fait une maladie génétique, endémique à Higanjima. Mais l’arrivée de l’armée japonaise, en 1943, et surtout les expériences qu’elle mène sur le sang des vampires leur fait faire d’incroyables découvertes, et générer des monstres…

Sur le plan vampirique ce tome est plutôt intéressant ; on apprend ainsi que les vampires étaient à l’origine pacifiques, qu’ils étaient victimes d’une maladie génétique, qui leur donnait des crocs, des yeux rouges et un besoin de sang humain pour survivre. Mais ils ne naissaient pas ainsi, la maladie pouvait se déclencher à n’importe quel âge, et le corps était ainsi stoppé dans son vieillissement, puisque leur vie pouvait potentiellement être éternelle. Les paysans qui les entouraient les considéraient comme des demi-dieux, leur donnant leur sang de bonne grâce, et y éprouvant même du plaisir. Miyabi, le chef des vampires d’Higanjima, va prendre une nouvelle dimension après ces expériences.

Il y a peu d’action dans la partie actuelle de ce tome ; dans le passé cela s’affole dans le dernier tiers. Au risque de friser le ridicule (le vampire porte dans sa bouche les balles qu’on lui a tirées dessus, et les recrache comme si sa cavité buccale était un pistolet…). La partie concernant le mélange des sangs de vampires manque aussi de clarté, en termes d’explications. Cependant ce chapitre, qui éclaire un peu sur les origines du fléau, propose une parenthèse bienvenue dans le déchaînement de violence des précédents.

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