Hino, Matsuri. Vampire Knight, tome 1

L’académie Cross a un fonctionnement pour le moins particulier : deux classes, la Day Class et la Night Class se succèdent au fil des journées, sans se mélanger. Pour ceux de la Day Class, la Night Class est composée d’une élite : des jeunes jeunes particulièrement doués. Mais pour le directeur et ses deux enfants adoptifs, Zero et Yuki, ce fonctionnement cache tout autre chose : la Night Class est constituée de vampires, à la tête desquels se trouve Kaname, un des très rares vampires de sang pur.

Si j’ai déjà eu l’occasion de me pencher sur la première saison de l’anime, je n’avais encore jamais eu l’occasion de m’essayer à la lecture du manga d’origine. Du coup, je ne peux que constater la fidélité du scénario, qui montre que l’anime a veillé à adapter fidèlement le matériau d’origine. L’ambiance se cristallise rapidement autour du trio Kanama-Yuki-Zero, et les non-dits qui existent entre eux. D’un côté la relation Kaname / Yuki, l’une ayant beaucoup d’affection pour celui qui lui a sauvé la vie, et de l’autre la relation Yuki / Zero, cette dernière ayant toujours veillé sur celui que son père adoptif à pris sous son aile il y a quelques années, après une expérience traumatisante. On a beau être en plein shojo (le peu de travail sur les décors est caractéristique), on ne tombe pour autant pas dans la mièvrerie habituelle, ni le manichéisme qu’on pouvait attendre. Car si Yuki a quelque chose d’ingénu, les deux garçons qui l’environnent ont chacun leur part d’ombre mais aussi de lumière.

Le dessin ne manque pas de charme, même si les grands yeux de Yuki ont quelque chose de disproportionnés. Pour autant, l’ensemble est homogène, les cadrages sont efficaces et les personnages travaillés (même si les personnages de la Night Class flirtent largement avec les archétype du vampire de manga).

Niveau vampire, on apprend ici que seule la morsure des vampires de sang pur est capable de transformer un humain en vampire. Les vampires sont ici présentés comme des créatures de la nuit (qui ont besoin de se reposer en journée), dotés de pouvoirs surnaturels qui varient de l’un à l’autre. On ne sait pas jusque-là comment les détruire (même si des armes semblent exister à cet effet). S’ils ont des difficultés à se contrôler face à l’odeur du sang, ils ont réussi à se fabriquer un palliatif, qui leur permet de ne plus se sustenter sur les êtres humains.

Un premier opus qui pose autant le cadre que les principaux protagonistes, ne levant que partiellement le voile qui les recouvre. Car si on apprend à la fin du tome les secrets de Zero et de Kaname, l’auteur semble avoir encore beaucoup d’atouts dans sa manche pour les prochains opus.

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