Gallman, Marika. Maeve Regan, tome 2. Dent pour dent

Persuadé que si tout le monde la croit morte, elle ne représentera plus un danger pour ceux qu’elle aime, Maeve a décidé de poursuivre seule sa recherche de Connor, son frère vampire. Elle finit par tomber sur Barney, le créateur de son père Victor, qui lui propose un marché : elle l’aide à venir à bout de Victor, et il l’aide à débusquer Connor. Peu à peu, ils mettent sur pied un petit groupe prêt à faire face au Roi des illusion, comme a été surnommé le père de Maeve. Mais n’ont ils pas à faire à trop forte partie ?

J’avais plutôt apprécié le premier volet de la série, même s’il mettait à mon sens un peu trop de temps à démarrer. Introduisant progressivement son univers et ses personnages, Marika Gallman prenait en effet son temps pour distiller son propos. Ce qui donnait une certaine profondeur à son héroïne mais s’avérait entamer l’efficacité globale du roman. Le statut de tome 2 de ce Dent pour dent l’exempte d’emblée de cet écueil. Car même si on y rencontrera de nouvelles têtes, le contexte est déjà posé et l’auteur  nous immerger sans préambule dans son univers, sans avoir besoin de préalables.

J’ai trouvé la plume de l’auteur plus assurée, plus fluide, et davantage assumée. L’humour est efficace, et permet à la série de se démarquer sans souci de ce qu’on peut voir habituellement dans le genre. Et la trame ne souffre d’aucun temps mort. Bref, la forme mérite à elle seule que je pousse la note donnée au premier volet un cran au-dessus. D’autant que cette plume, au service de l’héroïne, achève de faire de cette dernière un personnage vraiment attachant.

Il y a cependant un petit bémol qui empêche pour le moment la série de rejoindre mon top Bitlit : un contexte principal peut-être trop sommaire. On a en effet souvent l’impression que les personnages évoluent en dehors de tout repère spatio-temporel, même si la touche urbaine est bien présente. Sans nul doute un choix de l’auteur, mais c’est le petit détail qui me manque pour que la série ne rentre dans mes favorites. Ce qui n’empêche a priori pas les lecteurs d’apprécier cette suite à sa juste valeur, si j’en crois les chroniques déjà publiées à droite et à gauche. Et ce qui ne m’a pas empêché moi-même d’éprouver un vif plaisir à reprendre ma lecture dès que l’occasion se présentait.

On apprend ici l’origine même des vampires, que je ne détaillerai pas pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte. La lumière du soleil est toujours un problème de taille pour les buveurs de sang, qui craignent également l’argent et peuvent être détruits si on leur enfonce une arme en plein coeur. Victor, le père de Maeve, est enfin un cas un peu particulier. Un vampire doté de pouvoirs qui vont bien au-delà des capacités de régénération habituelles des vampires, ce qui lui a valu le surnom de Roi des Illusions. On apprendra enfin que les vampires ne sont pas les seules créatures à pouvoir prétendre à l’immortalité.

Un deuxième tome à mon sens meilleur que le premier pour ce qui est de la fluidité de l’histoire, du style et de l’humour, qui se pose d’emblée comme un des points originaux de la série, sans tomber dans la surenchère. Juste de quoi donner à son héroïne un côté bad ass assez convainquant. Cette suite confirme donc à mes yeux les qualités du premier volet, tout en se débarrassant d’une partie des écueils de celui-ci, même si j’aurais apprécié un contexte spatio-temporel plus présent.

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