Duquenne, Cécile. Les Nécrophiles anonymes, tome 2. L’Étrange cas du docteur Ravna et de monsieur Gray

Bob emmène Népomucène en voyage à Paris, là où a débuté sa vie de vampire. Rapidement, le duo retrouve La Main, le groupe d’amis vampires de Bob que celui-ci a laissé derrière lui lorsqu’il a choisi de s’établir dans une morgue de province. Mais une partie du petit groupe est tombée sous la coupe du mystérieux Dorian Gray, un vampire aux étranges pouvoirs de persuasion qui attire autour de lui de plus en plus de vampires. C’est alors que le petit groupe se voit remettre une bien étrange invitation.

Un deuxième tome plus homogène et riche que son prédécesseur. L’auteur s’approprie davantage ici son univers comme ses personnages, profitant de la délocalisation de l’intrigue pour introduire de nouveaux protagonistes d’importance, et se pencher sur le passé de Bob (qui ne manque ni d’intérêt, ni de mystères, dont celui de son créateur). Le voile se lève ainsi sur certains des rouages qui régissent le monde des créatures surnaturelles (et de nouvelles créatures y font également leur apparition), la relation entre les deux personnages principaux s’affine. Bref, de quoi contenter largement le lecteur, et gommer une partie des défauts du premier opus.

Le mythe du vampire est largement plus détaillé dans cette suite. On apprend ainsi que les vampires oublient tout de leur passé au moment où ils sont transformés, ce qui peut les plonger dans un certain désarroi lors de leur « réveil ». Chacun d’entre eux peut disposer de pouvoirs particuliers, qui sont plus ou moins développés en fonction des individus. Le sang de vampires est également un puissant breuvage auxquels ils peuvent parfois avoir recours pour accélérer la cicatrisation.

J’avais trouvé sympathique (mais pas toujours homogène) le premier volet de la série, force est de constater que cette suite est un cran au-dessus, et corrige pas mal des écueils de son prédécesseur, d’autant que le déplacement de l’intrigue permet plus de richesse au niveau des lieux mis en scène, et donc une impression de fluidité plus grande. J’attends maintenant la suite avec plus d’impatience.

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