Maberry, Jonathan – Robinson, Alan – Turini, Marco. V-Wars, tome 2 : All of Us Monsters

Le V-8, avec Big Dog à sa tête, est envoyé en mission, accompagné une nouvelle fois par Luther Swan. Alors qu’ils remontent la piste d’un petit groupe de vampires ayant perpétré un carnage dans un snack, ils pénètrent dans un ancien réseau minier censé servir de base scientifique à 3 chercheurs. Si rapidement ils découvrent trois corps, l’exploration du réseau de caves connecté à la station va leur offrir une surprise de taille. Comment expliquer la présence d’installations particulièrement onéreuses et sécurisées à cet endroit ?

J’avais fortement accroché au premier opus de ce comics, qui imagine un futur à la lisière du post-apocalyptique, après qu’un virus ait infecté la population. Une partie non négligeable de la population mute sous ses effets, se transformant en vampire de différentes espèces (lesquelles rappellent les diverses légendes vampiriques qui émaillent les civilisations du globe terrestre). Après avoir posé les parties en présence dans le précédent tome, et levé quelques voiles prometteurs pour la suite, Jonathan Maberry complexifie ici la trame en donnant un aspect politique assez appuyé à son récit. Recherches scientifiques officieuses dirigées par des personnes du gouvernement, rumeurs de détecteurs de vampires… chaque groupe semble avancer avec ses propres objectifs, tout en jouant comme des pions avec les protagonistes de l’histoire, en grande partie à l’insu de ces derniers. Les ambiances n’en sont pas moins variées, la première partie du récit laissant ainsi une forte impression de survival horror, dans la lignée d’un Aliens.

Ce deuxième opus voit deux dessinateurs se succéder : Marco Turini pour les trois premiers chapitres, Alan Robinson (qui dessinait déjà le premier recueil) pour les trois derniers. Si le style de Robinson est propre et efficace sans pour autant être totalement original, je trouve celui de Marco Turini nettement plus efficace : le trait est plus homogène, les cadrages plus réussis, même si le recours aux trames sur les visages des personnages est parfois un peu outrancier.

Niveau vampirique, on découvrira ici plusieurs nouvelles espèces que le V-8 n’avait pas encore rencontrées dans le premier opus. On découvrira, au détour d’un échange entre Big Dog et Luther Swan, que tous les vampires ne se nourrissent pas de sang. Certains sont cannibales, d’autres absorbent les forces de leurs victimes, d’autres leur chaleur, leur fluide sexuel… voire même leur foi ! Le scénariste rappelle par ailleurs que la totalité de la planète est à même de muter, même si seule une portion voit le virus s’activer. On notera également que certains vampires peuvent très facilement se fondre dans la masse, ne révélant leur part vampirique qu’au besoin.

Un deuxième opus à la mesure du premier. Tout en gardant ce qui faisait l’intérêt des premiers chapitres de la série, cette suite donne une ampleur tout autre au propos, en montrant le jeu dangereux que vont jouer les politiques (et les militaires) vis-à-vis du virus vampire. Pas forcément original de bout en bout pour certains ressorts dramatiques, mais particulièrement efficace dans le traitement !

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