Vigne, Jean. Le Dernier vampire, tome 2. Résurrection

Plusieurs années ont passé depuis les événements du tome 1. Aurore, la fille de Jean Verger et Virginie Lemère grandit sous la férule de sa mère vampire, qui parvient, à force de manipulation, à intégrer le Bio Plasma Fabrication et Distribution, dont sa mère Solange était responsable des recherches et pour lequel elle avait finit par mettre au point un bioplasma susceptible de contrecarrer les épidémies qui semblaient condamner à brève échéance une humanité déjà très affaiblie. Mais tandis que Virginie monte peu à peu les échelons, d’autres forces sont en mouvement dans l’ombre. Et les objectifs de l’ambitieuse chercheuse pourraient bien être mis à mal.

Après un premier tome qui nous permettait de suivre quatre générations de la même famille, sous l’angle féminin, cette suite change quelque peu la donne. Si Virginie Lemère et sa fille Aurore restent parmi les protagonistes principaux, de nouveaux personnages ont ici droit à leur propre trame narrative. Certains qu’on a déjà croisés par le passé, comme Marco Delprien ou Laurence, d’autres qui font au fur et à mesure leur apparition, comme Henry Veckner, Océane, ou encore Johnson Kramer. Une diversification qui permet de faire avancer l’intrigue à plusieurs vitesses, et surtout de sortir du seul biodôme parisien, et découvrir comment le reste de l’humanité a survécu.

Si le précédent opus voyait l’humanité essuyer une apocalypse et tenter d’y survivre, cette suite plonge le lecteur dans un monde qui se redresse peu à peu, la création du bioplasama ayant permis de vaincre des maladies qui pesaient comme des épées de Damoclès au-dessus des humains ayant survécu. On est donc davantage au cœur d’une société qui semble avoir trouvé ses marques, lesquelles ne se sont pour autant pas départies des inégalités d’avant : segmentation des classes entre les nantis et ceux qui n’ont pas les moyens de bénéficier du bioplasama, marché noir, luttes de pouvoir et course à la richesse.

Ce deuxième opus montre une partie de l’humanité qui a muté sous l’action du bioplasama. Une humanité devenue immortelle, même si elle doit passer par une injection de bioplasma régulière pour  assurer sa survie. A côté de ça, les vampires survivants, allergiques au  bioplasma, doivent se contenter du sang du bas peuple, encore pur de ce fluide qui a transformé le sang dont ils ont besoin. Pour le reste, les vampires ne semblent pas astreints à ne se déplacer que la nuit, et sont dotés d’une bonne capacité de régénération et d’une force décuplée.

Une suite de bon niveau, qui permet à l’auteur de mettre en scène une humanité post-cataclysme qui retombe sur ses pieds sans pour autant se départir de ses faiblesses passées. Le style est efficace, l’ambiance assez réussie. Pour les amateurs du mélange SF et vampire, c’est donc une lecture qui ne manque pas d’intérêt.

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