Gallman, Marika. Maeve Regan, tome 5. Sur les dents

Maeve et ses alliés sont rentrés de la dimension où se situe le château de son père. Pour autant, si elle est parvenue à destituer son frère et la menace que se dernier représentait, Maeve sent que le véritable ennemi ne s’est pas encore montré. Car la jeune femme est persuadée que son père n’est jamais tout à fait mort, et attend le moment propice pour surgir de l’ombre. D’autant qu’il a apposé sa marque sur plusieurs des amis vampires de la jeune femme, mettant un sérieux bémol sur leur destinée future. En se remémorant les dernières semaines, Maeve est bientôt certaine qu’il est peut-être déjà là, dissimulé parmi eux. Mais derrière quel visage ?

En 2011, la série Maeve Regan et son auteur Marika Gallman étaient repérées par Milady/Bragelonne, et les textes rapidement réédités sous la bannière de la maison d’édition initiatrice de la bit-lit (pour ce qui est de appellation), constituant la première publication reconnue d’une auteur francophone dans le giron. En 2014, alors que Milady lance de nouvelles séries qui reprennent le flambeau, la pionnière tire sa révérence avec un 5e tome qui offre une conclusion riche en rebondissements aux aventures de Maeve.

Que nous réserve donc ce dernier tome ? À dire vrai (et simple), que du bon. Le doute était lancé à la fin du tome précédent, Maeve est persuadée que Victor s’est joué d’elle, et qu’il s’apprête à lever le voile. le temps n’est donc plus à l’insouciance, malgré le retour du château. Et alors qu’elle ne sait plus sur quel pied danser entre Trevor et Lukas, la jeune héroïne va devoir échafauder des plans pour mettre un terme définitif aux ambitions de son géniteur, qui convoite la magie morte de sa fille. Combats titanesques, retournements de situations audacieux, moments poignants (sans jamais tomber dans la mièvrerie), Marika Gallman conclue sa série en proposant ce qui est sans nul doute le meilleur opus des 5. Une fin qui a par ailleurs le mérite de ne pas tomber dans la facilité du happy end, tout en apportant des réponses aux différentes questions posées jusque-là.

Côté vampire, l’univers est déjà bien établi. On a donc appris dans les derniers tomes que les vampires ont été créés par les Sihrs. Victor, de par ses pouvoirs, est en capacité d’apposer sa marque sur les autres vampires, ce qui lui permet de les contrôler (et de les voir se transformer en créatures de cauchemar qui lui voueront une allégeance sans faille à leur mort : les Qalins).

Une fin de très bonne facture, qui met un point final à une série qui n’aura fait que se bonifier au fil des tomes. Plus fouillé et travaillé que les premiers tomes, plus homogène que le tome précédent, ce dernier tome se lit d’une traite, sans temps morts ni ralentissement.  Et si la romance est toujours présente, elle ne phagocyte à aucun moment l’action. Un équilibre parfait, donc.

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