Collectif, dirigé par Tesha Garisaki, Lisa Barbet, Ludivine Le Hir. Ils ne devaient pas s’aimer

La lecture commence divinement bien par la nouvelle La Braconnière (Prix ValJoly’Maginaire 2011). Cette histoire met en scène une famille de chasseurs qui protège les villageois des attaques de loups-garous. Des loups-garous qui perdent tout contrôle d’eux-mêmes pendant la pleine lune pour redevenir de simples hommes le reste du temps. Cette guerre mène Morgane, petite-fille et fille de grand chasseur, à combatte elle aussi et à faire de nouvelles découvertes et rencontres…

Dans la deuxième nouvelle, Au nom de la Lune, les vampires ont la part belle. Une jeune femme passe un pacte avec la Lune afin d’assouvir ses désirs de vengeance. Lors de ses divagations nocturnes, elle rencontre Martin, un vampire. Malheureusement, la Lune ne jugera pas d’un bon œil cette rencontre. Ces personnages très attachants font preuves de grandes tendresses et d’indulgence en vers l’autre. Des personnages que l’ont peut qualifier de monstres deviennent alors tour protecteur et libérateur.

On enchaîne avec Sombre Romance. Une jeune femme hérite de la maison de sa grand-mère suite à son décès. Elle y rencontrera, lors d’une promenade, son voisin. L’amour entre un vampire et une humaine est il possible ? Même si beaucoup de mensonges les entourent ? Une nouvelle plus sombre et mélancolique que les autres mais tout aussi plaisante.

La quatrième nouvelle, le Sang-Soleil, met également en scène des vampires. Certains vampires veulent ici trouver le Sang-Doré, ce sang qui leur permettra de réellement être éternelle et ainsi de s’exposer au soleil. Toute la sincérité et la naïveté de ce vampire vont être mises à mal.

Le mirage d’une vie rêvée se démarque des autres nouvelles par son côté plus gaie et léger. Un saut dans le temps amène Pauline au Moyen-âge. Elle n’aurait pas du autant souhaiter trouver l’amour, ça à parfois de drôles de conséquences.

La septième nouvelle, Melissendre ou la jeunesse d’une jeune magicienne, nous présente un monde de fantasy. Melissendre a un avenir prometteur dans le monde de la magie. C’est lors de sa formation qu’elle partira accomplir une quête avec un homme qu’elle ne connait à peine.

La huitième nouvelle, Jusqu’à ce que la Mort nous marie, est une très belle histoire d’amour entre une noble et un manant. Cet amour plus fort que tout entraînera Rowen à parcourir la terre des maudits pour retrouver sa promise.

Nous retrouvons les loups-garous dans Feu de Lune. Une nouvelle qui aborde le sujet des relations dans une fratrie. Cette famille est la seule à perpétuer la lignée des hommes loups. Le père fait tout pour que sa fille se trouve un bon parti et que son fils soit un bon guerrier : Les séparer pour mieux les rapprocher ! Cette nouvelle a un goût de trop peu. On aimerait en savoir plus sur Arduinnos des îles Vagabondes par exemple. Son passage est trop rapide dans cette nouvelle.

Pour finir, La Convocation est la seule nouvelle d’anticipation de cette anthologie. Nous y rencontrons une femme désirant avoir un enfant. Mais comment procréer quand la pollution a rendu stérile la quasi-totalité des hommes ? Ce programme de Natalité apparait comme la meilleure des solutions. Mais le prix payé est humainement très cher !

Ce recueil de 10 nouvelles nous apporte à la fois un peu de fraîcheur, d’angoisse et de questionnements. Sa diversité est très appréciable et mise en valeur par la qualité presque constante des différents écrits. Une très bonne sélection de textes qui nous permet de se promener dans différents univers et genres comme la fantasy, le fantastique ou encore l’anticipation.

Une réponse à Collectif, dirigé par Tesha Garisaki, Lisa Barbet, Ludivine Le Hir. Ils ne devaient pas s’aimer

  1. V. dit :

    Merci beaucoup pour cette critique ! Cependant, il me semble qu’une nouvelle manque à l’appel…

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