Long, Nathan. Ulrika la vampire, tome 1. Bloodborn

Devenue vampire depuis quelques semaines, Ulrika Magdova a été recueillie par la Comtesse Gabriella, qui s’est engagée auprès des anciens alliés de l’aventurière à lui apprendre les rudiments de la vie de vampire. Son seigneur ayant été détruit, Ulrika n’a en effet pas bénéficié de l’enseignement nécessaire pour contrôler ses pouvoirs et sa soif de sang. La Comtesse est bientôt envoyée en mission à Nuln, et n’a d’autres choix que d’emmener sa jeune pupille avec elle, même si elle ne juge pas celle-ci prête. Les vampires qui peuplent la ville sont en effet la proie de crimes infâmes qui ont amené les chasseurs de vampires à s’intéresser aux lieux.

Dernière née des séries vampiriques de l’univers étendu de Warhammer à arriver par chez nous, Ulrika la vampire est en fait un spin off de la série Gotrek & Félix, consacré au personnage d’Ulrika, désormais devenue vampire. Les amateurs de Warhammer qui ont apprécié la série précité (et la saga Carstein, sortie également il y a peu chez nous) devraient donc apprécier de découvrir un autre des clans de vampires.

Ulrika est en effet pris sous l’aile de la comtesse Gabriella, une lahmiane aux ordres de la reine Neferata. Et si dans un premier temps sa maîtresse doute de sa capacité à se maîtriser, elle comprendra vite que les aventures vécues par Ulrika font d’elles une enquêtrice et une espionne hors pair. Car c’est bien vers une enquête policière que s’achemine rapidement ce roman, tout en gardant présent les premiers pas de la jeune vampire face à ses nouvelles pulsions. Pas forcément mal écrit, assez agréable à lire, ce début de série propose une immersion assez réussie dans le monde de Warhammer, sans pour autant tomber dans l’écueil de la surenchère de références (je pense qu’un non initié pourra sans problème en entamer la lecture).

On découvre donc de l’intérieur le clan vampire des lahmianes, pour le coup assez différent des Carstein (pour ceux qui ont lu la trilogie consacrée aux comtes vampires). Les lahmianes s’apparentent à une sororité sous la direction d’une reine. Le pays est divisé entre les membres influentes du clan, qui agissent dans l’ombre, ne désirant pas attirer sur leur existence l’attention des chasseurs de vampires et de sorcières. De fait, elles préfèrent user de diplomatie et d’influence plutôt que faire usage de la force, même si elles ont les capacités habituelles (rapidité, force, etc.). Elles craignent le soleil et l’argent, ainsi que les objets religieux (l’eau bénite notamment), et ont besoin de s’abreuver de sang pour survivre. La morsure leur permet de sceller la dépendance de leurs victimes, qui deviennent ainsi de dociles esclaves.

Sans être non plus d’une grande force littéraire (en même temps, ce n’est pas forcément ce qu’on lui demande), ce premier volet de la série permet de suivre les pas d’une jeune vampire qui retrouve rapidement les us de sa vie d’aventurière. Tout en essuyant quelques difficultés à accepter sa nouvelle condition. Intéressant et assez bien ficelé pour apparaître au final comme un honnête roman de licence.

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