Knight, E. E. Terre vampire, tome 3. La légende du tonnerre

Les Kurians, vampires extraterrestres, continuent d’imposer leur loi sanglante sur la majeure partie de la Terre, devenue un gigantesque terrain de chasse. Mais la résistance devient de plus en plus organisée et essaie de renverser le Nouvel Ordre.

David Valentine, membre de la caste des Félins, espions d’élite, infiltre la zone ennemie pour s’embarquer à bord du « Tonnerre », une vieille canonnière. Son but : trouver une arme capable de terrasser les Faucheurs et celle-ci se trouverait dans les Caraïbes. Si Valentine parvenait à découvrir cette arme, l’heure du glas pour les Kurians, sonnerait enfin…

Dans ce 3ème opus, David Valentine est plus motivé que jamais. Depuis son alliance inattendue avec les Grogs trois ans plus tôt, son amitié avec Ahn-Kha le chef des Dos Dorés, ne s’est jamais démentie. Il l’accompagne ainsi qu’Alessa Duvalier pour s’emparer du Tonnerre. Se faisant passer pour un Collab, Valentine et Ahn-Kha essaient de s’emparer de la canonnière mais leur essai tourne court. Cependant un allié inattendu, la Confédération des Flots ( caravanes nomades, possédant des bateaux à voiles et accostant de temps à autre sur côtes relativement sécurisées pour se ravitailler) les aident à se sortir de ce mauvais pas. Ils habitent sur une île dont une partie est tenue en esclavage par un mystérieux fantôme qui n’est autre qu’un maître Kurian. Valentine en échange de leur promesse de lui rendre son bateau, débarrassera l’île de son tortionnaire. Cascarra, la petite-fille du gouverneur de l’île, accompagnera Valentine à bord du Tonnerre en route pour Haïti où doit se trouver l’arme.

Ce troisième tome nous apporte encore des découvertes sur les vampires extraterrestres : grâce à un virus « la Folie Délirante », ils ont détruit la structure sociale humaine pour s’imposer plus facilement.

Leur peur de l’eau est confirmée ; ils évitent le large et confient la sécurité et le commerce de ces zones à leur Collabs. Mais lorsque des bandes de pirates humains deviennent trop dangereuses, ils envoient des navires armés pour mettre un terme à leur menace. Pour ne pas égratigner leur prestige, ils ne doivent pas délaisser complètement le milieu aquatique. Ensuite, nous faisons la connaissance de deux chefs kurians, assez isolés sur leur île. Bien à l’abri dans leurs forteresses, protégés par une police montée et une police publique (essentiellement composée de racailles et de pillards tenus par la peur et l’appât du gain) munies d’armes, de matraques, de molosses, les seigneurs vampires sont assez sûrs de leur impunité. Ils refusent de rejoindre leurs semblables sur les terres et repousse même les tentatives d’invasion d’un des leurs par la force. On peut donc voir que ces vampires aiment être les maîtres et ne souhaitent pas partager avec leurs compagnons leur bout de territoire. Ils possèdent la même mesquinerie que les hommes et y ressemblent par bien des côtés… Et enfin l’arme ultime contre les vampires Kurian : du « bois-vif », composé de substances chimiques et qui agiraient tel un catalyseur. Quand elles entrent en contact avec ce qui tient lieu de sang au vampire, celui-ci meurt instantanément. (on voit nettement la référence au pieu en bois enfoncé dans le cœur, faiblesse majeur de la plupart des créatures de la nuit). Ce bois a été implanté sur Haïti par d’anciens Tisseurs de Vie et est encore plus efficace quand il est fraîchement coupé.

La découverte de Terre vampire avait été pour moi une réelle bonne surprise : un mélange de science-fiction et de vampire. Le premier opus mettait bien en place la trame, j’ai trouvé que le second s’essoufflait un peu au départ mais la deuxième partie rachetait bien les longueurs du début. Le troisième amorce une nouvelle voie : la découverte d’une arme efficace contre les Kurians. Bref la trilogie, malgré quelques petits ralentissements à certains moments, est vraiment bien faite, le scénario bien construit. Il faudra maintenant patienter un peu pour savoir ce que devient notre Félin…

* Pour info, la suite des aventures de David Valentine, n’a pas encore été traduite, l’éditeur français Milady, n’ayant pas encore annoncé de date pour une prochaine parution. Aux Etats-Unis, neuf volumes sont déjà sortis dont le dernier « March in country », cette année.

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