Harms, William – Postic, Nick. Impaler. Tome 1

Victor Dailey est un flic de New-York qui a perdu sa femme d’un cancer du sein voilà six mois. Alors qu’il a donné sa démission, et qu’il se prépare à affronter sa dernière journée de travail, un mystérieux bateau s’échoue dans la baie de New-York. Un mal mystérieux s’empare alors des habitants de la ville, qui se transforment en créatures assoiffées de sang, dont la morsure ne fait que croître le nombre des infectés. Au bout de quelques heures, Dailey et un petit groupe de survivants essaient de lutter contre les victimes quand paraît un homme muni d’une antique épée qui sème la désolation parmi les « vampires ». Il se présente comme étant Vlad Tepes, venu du passé pour les aider à lutter contre l’entité qui corrompt à grande vitesse les vivants…

Ce premier recueil de Impaler est pour le moins intéressant. On pourrait reproche à la série d’avoir un scénario rappelant sous certains aspects le 30 jours de nuits de Niles et Templesmith, d’autant que le dessin a quelques similitudes. L’ensemble est cependant rondement mené, sans longueurs, les personnages ont une psychologie bien travaillée (dont le héros humain, Victor Dailey, sur ses doutes, etc.), de bonnes trouvailles bien utilisées et qui promettent de futures révélations se mettent en place (dont l’arrivée de Vlad Tepes, dans une position pas du tout habituelle pour lui), bref c’est du tout bon.

Le dessin est pour le moins intéressant. Le trait est dynamique, certains éléments à la limite du photo-réalisme rappelant le dessin de Ben Templesmith. La couleur est sombre et participe bien à l’ambiance apocalyptique de l’histoire, et propose de sympathiques jeux de lumières.

Les vampires mis en scène dans ce premier opus ont un petit côté zombies. En effet, le « virus » une fois transmis transforme les victimes en buveurs de sang à la limite du cannibalisme qui ne possède plus grand chose d’humain. Une étrange substance noire, sorte d’entité maléfique lié au « mal » semble être à l’origine de la contagion, mais son origine semble bien obscure. La présence de Vlad Tepes en tant que sauveteur venu du passé rattache également cette histoire avec les classiques du genre. Vlad apprend ainsi aux survivants que c’est en se débarrassant des entités noires qu’on peut venir à bout du mal. Et il semblerait que lui ait affronté ces entités de nombreuses fois à travers les siècles passés.

Au final, ce premier recueil aussi intéressant graphiquement qu’au niveau du scénario inaugure une série bien prometteuse. A suivre avec attention, un deuxième et dernier tome étant prévu.

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