Voyage sur les terres du comte – 01/09/2005 : Le pays des citadelles saxonnes

Après une nuit de sommeil autrement plus réparatrice que celle passée à la pension Verena de Sibiu, nous nous réveillons vers les 9h00-9h30. Une fois lavés et habillés, nous descendons au restaurant de l’hôtel, où nous avons pris rendez-vous avec les Bellion. Le petit-déjeuner, à l’allemande, nous permet de nous caler le ventre à l’aide de confitures et de charcuterie locales. Les Bellions font leur apparition alors que nous terminons notre café. Armé de nos cartes et des conseils du réceptionniste, nous comptons bien faire un tour d’une journée à travers le pays des citadelles saxonnes. Le petit-déjeuner terminé, nous prenons tous les quatre place dans la Dacia Logan du couple, avec laquelle ils ont fait le trajet depuis la Turquie.

Voyage sur les terres du comte - 01/09/2005 : Le pays des citadelles saxonnesLa première étape de la journée nous emmène à Biertan, église fortifiée décrite à la fois par le réceptionniste et le Guide du Routard comme un lieu incontournable. Et en effet, elle a du charme cette forteresse religieuse. Une fois acquittés les droits d’entrée, nous gravissons les marches qui vont nous mener à l’église. La décoration intérieure est assez simple, si on met de côté un immense retable de bois qui remplit le fond de la nef. La sacristie, quant à elle, est protégée par une serrure à 19 points, une merveille de précision inviolable qui a remporté de nombreux prix lors de l’exposition universelle de 1900. Dans cette église, on trouve par ailleurs une autre chose cocasse : une pièce dans laquelle les couples désireux de divorcer devaient passer 15 jours en tête à tête. Si ça ce ne sont pas des méthodes radicales…

Après Biertan, nous nous arrêtons à Mosna, autre forteresse typique, le temps d’en faire le tour et de prendre quelques photos. Nous nous approchons des lieux jusqu’à une porte fermée annonçant l’entrée d’un musée, mais nous sortons déjà d’une visite, alors nous en restons là pour le moment, sinon le portefeuille risque de souffrir. L’heure avançant, nous nous mettons tous les quatre d’accord pour nous arrêter déjeuner. En chemin pour Fagaras, où nous pensons faire halte, nous faisons une petite halte à Dealu Pnumos, pour une nouvelle séance de photos auprès de la citadelle locale. A Fagaras, nous nous renseignons aux abords du château pour trouver un restaurant. On nous indique un snack au carrefour le plus proche. Ce sera parfait.

Voyage sur les terres du comte - 01/09/2005 : Le pays des citadelles saxonnesUne fois repu, nous tentons de trouver un moyen de visiter le palais de Fagaras, une belle bâtisse de brique rose construite au centre d’un lac. Et en effet, il y a bien un moyen de pénétrer les lieux. Nous payions l’entrée du musée, non sans avoir auparavant immortalisé la potence qui trône dans la cour. Lu musée est semblable à la plupart de ceux que nous avons vu dans les environs, à une exception près : un blason hongrois qui nous rappelle qu’autrefois la Transylvanie était un fief hongrois. Et quel blason, vu qu’il s’agit de celui de la famille Bathory. Décidemment, la Transylvanie est au coeur des légendes sur les vampires occidentaux.

Fagaras derrière nous, nous prenons la route du retour pour Sigishoara. Les routes sont on ne peut plus bucoliques, à tel point que le bitume disparaît souvent sur plusieurs kilomètres, nous laissant en tête à tête avec un chemin de terre d’où émerge de rares bandes de goudron. Dans les villages que nous croisons, les paysans rentrent tout juste des foins, en carriole, la faux à la main. A Sigishoara, Benoît propose aux Bellions d’aller boire un verre. Nous allons cependant nous renseigner dans un premier temps sur les horaires de train pour Bucarest le lendemain, ayant décidé de nous concentrer sur Sigishoara et de faire l’impasse totale sur la capitale massacrée par Ceaucescu. Après avoir bu un verre avec les Bellions au pied de la vieille ville, nous rentrons à l’hôtel. Au moment de quitter le couple ami, nous échangeons nos coordonnées email avec eux, afin de leur faire parvenir les clichés de la journée. Puis, Benoît et moi, après une douche bien méritée, prenons le parti de nous casser le ventre au restaurant de l’hôtel. Souple, plat principal à la viande savoureuse et dessert déjà expérimenté au Hanal Rustic de Sibiu nous permettent d’achever en beauté cette journée. Demain, snif, retour à Bucarest d’où notre avion décolle vendredi à 6h45. Mais auparavant, nous comptons bien explorer le berceau de Vlad Tsepes dans les moindres détails.

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