Ventura, Rubino – Giolitti, Alberto. Jacula, tome 64. Vampir Story

A Turin, l’archevêque est parvenu à capturer Willie, le fils de Jacula et de Torlin Novak, et à le faire interner dans un hôpital pour anormaux. Jacula, bien décidé à libérer son fils et à retourner en France auprès de son mari Torlin Novak, arrive à se faire employer par l’hôpital comme infirmière. Feignant de s’être blessé, elle arrive à amadouer l’un des médecins. Attiré par la jeune femme, celui-ci la conduit dans les souterrains du lieu, où il espère trouver un endroit au calme pour profiter des charmes de Jacula. C’est ainsi que Jacula découvre le cachot où son fils a été enfermé…

Jacula (sic) est une des séries phares de l’éditeur érotico-horrifique Elvifrance. La série suit les pas de la troublante Jacula Velenska, mordue par un vampire peu après l’enterrement de sa mère. devenue vampire à son tour, elle va parcourir le monde pour étancher sa soif de sang… et de luxure. Ce 64e tome (la série mère en compte 116, poursuivis par les séries Vampirissimo et Super-Diabolique) se place dans l’arc narratif lié au fils de Jacula, Willie. Après avoir joué avec la mémoire de Torlin Novak, Jacula est parvenu à se faire épouser de celui-ci, et à avoir un fils. Mais l’archevêque de Turin, conscient du danger représentant par l’enfant, arrive à l’enlever à sa mère et à l’emprisonner dans un hôpital.

Une fois de plus, le scénario de cet opus ne brille pas par ses trouvailles ou par son sens du rebondissement, l’objectif à peine masqué étant de mettre en avant la plastique généreuse de Jacula, sans pour autant virer dans le graveleux (on reste encore très soft ici). Mais les ficelles sont grossières, les personnages peu crédibles (et caricaturaux), et l’histoire, qui fait même intervenir Satan et ses ouailles, est simpliste au possible.

Le dessin est classique des productions du genre. Un encrage simple, pas toujours homogène et un coup de crayon alternant entre le très moyen et le trait mauvais (j’ai globalement préféré le dessin de Zara, du moins pour les tomes que j’ai pu en lire).

Zara est une vampire classique. Elle ne semble se déplacer que la nuit venue, et possède deux canines qui font leur apparition quand elle doit se nourrir, en déchirant la carotide de ses victimes. Hormis ses charmes et ses capacités de suggestions (qui lui ont permis de modifier la mémoire de Torlin), elle ne semble pas disposer de pouvoirs particuliers. Dans ce qui est suggéré à travers l’intervention de Satan, il semblerait qu’elle ait été ressuscitée par celui-ci il y a quelques temps de cela.

Une série qui ne brille ni par son dessin, pour le moins raté, que par son scénario simpliste à l’extrême. Même l’aspect érotique est réduit à sa plus simple expression. Au final un album dont on peut largement se passer.

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