Ross, Jonathan – Edwards, Tommy Lee. Turf, tome 2

Eddie Falco, accompagné de l’alien Squeed, tente de convaincre les chefs de gang locaux de l’importance de s’allier pour mettre un terme à la menace représentée par les Strigolis. De leur côté, ces derniers entendent bien mener à bien leurs objectifs, et parvenir à ressusciter le premier d’entre eux, dont la puissance leur assurerait la main-mise sur le reste de l’humanité. Le combat est désormais inévitable.

J’avais plutôt apprécié le premier volet de ce diptyque, qui proposait un mélange de genre assez : gangsters, vampires et extra-terrestre. Cette suite (à noter que le découpage original ne divise pas l’histoire en deux) est tout aussi recommandable, et conclut pour le moins dynamiquement le scénario. Chaque camp en présence va trouver ici sa place, pour finir par tous se retrouver dans un face à face final rondement mené, qui n’intègre pas moins de nombreux rebondissements.

L’ensemble possède un côté pulp des années 50 très réussi, avec ses personnages très noirs, son univers touche-à-tout et son combat final qui joue le coup de la surenchère. Ce qui n’empêche pas le scénariste de tisser des relations assez fine entre ses personnages, et ajouter une touche épique qui s’intègre à merveille à l’ensemble. A l’image d’Eddie Falco, qui passe du rôle de gangster des bas-fonds à chef de file de la lutte anti-vampire.

Le dessin très sombre de Tommy Lee Edwards colle toujours parfaitement à l’ambiance. On est dans le registre du film noir, avec un dessin au trait à la fois réaliste et très incisif, où le coup de crayon subsiste après la mise en couleur. Un esthétisme qui accentue l’aspect rétro de l’ensemble, et offre aux lecteurs de grands moments, notamment la bataille de fin.

On apprend ici la possibilité pour les strigolis (les vampires) de ressusciter le premier d’entre eux, une créature d’une puissance inégalable capable de faire des vampires les maitres du monde. Pour le reste, les vampires sont ici décrits comme des créatures nocturnes, venues d’Europe de l’Est qui ont besoin de boire régulièrement du sang pour survivre.

Une belle surprise que cette mini-série, qui mélange de nombreuses influences pour au final produire une histoire à mi-chemin entre polar et fantastique. Un dessin sombre et efficace, des personnages plutôt bien pensé, bref, à recommander.

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