Courtenay Grimwood, Jon. Assassini, tome 3. Lame exilée

Le comte Alonzo est condamné à l’exil après que ses machinations aient été éventées. Quelques semaines après son départ, Léo, le fils de dame Giulietta est victime d’une tentative assassinat. Mais les pouvoirs de Tycho identifient rapidement qu’il s’agit d’une mise en scène, et que le bébé a en fait été enlevé par Alonzo, toujours bien décidé à reprendre la main sur Venise. La duchesse Alexa, désormais régente, confie donc au maître Assassini ce qui pourrait bien être sa dernière mission : ramener Léo et tuer Alonzo.

Troisième et dernier opus pour la saga de Jon Courtenay Grimwood, pour un final assez grandiose. Si je n’avais pas su réprimer des grincements de dents à la lecture du premier tome, à cause de soucis dans la construction des phrases (ce qui était également relevé pour la VO), ces écueils avaient disparu au tome 2, et l’intérêt de la saga remonte à nouveau d’un cran avec ce troisième volet. On retrouve donc la Sérénissime et ses machinations politiques, une nouvelle fois matérialisées par les dissensions entre le camp d’Alonzon, condamné à l’exil, et celui de la duchesse Alexa, veuve de l’ancien doge.

Jon Courtenay Grimwood tient particulièrement bien sa galerie de personnages, les ambitions et les méthodes de chacun, rappelant dans ce dernier tome l’ensemble des camps qu’on avait pu croiser jusque-là, l’ensemble étant toujours principalement structuré autour du personnage de Tycho, désormais chef des Assassini. L’aspect manipulation politique est travaillé et cohérent, les personnages bien campés (à défaut d’être attachants). Sans compter que les derniers chapitres, qui mettent en scène le fracas des armes de la bataille finale, sont riches en rebondissements.

Niveau vampire, l’impression première serait que cet aspect des choses passe un peu en retrait, même si Tycho reste le personnage central. Pour autant, procédant par touches, l’auteur ajoute plusieurs éléments à sa mythologie. On retrouve avant tout les capacités habituelles de Tycho, capable de survivre à des attaques surnaturelles ou à des chutes hors du commun, et capables de supporter la lumière du soleil uniquement avec un onguent spécial. Mais le final offrira également une scène de transformation, jusque-là absente de la saga.

Si j’avais de sérieux doute après la lecture du premier tome, dont l’univers m’attirait mais la plume m’avait posée de gros soucis, ce dernier opus fait voler en éclat ces réticences premières, et le cycle de l’Assassini se clôture de très belle manière. Sans être non plus un chef d’œuvre du genre (les personnages sont à mon sens un peu trop froids), cette série qui mélange histoire et fantastique s’avère une lecture assez prenante.

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