Courtenay Grimwood, Jon. Assassini, tome 2. Lame bannie

Alors que Giulietta, devenue veuve, retourne auprès des deux régents de la ville, les empereurs de Byzance et d’Allemagne espèrent bien la marier à leurs héritiers respectifs, et ainsi faire tomber Venise dans leur escarcelle. D’autant que d’intrigues en intrigues, la relation entre Alexa et Alonzo, les oncles et tante de Giulietta, sont pour le moins houleuses. Tout comme celles de Tycho, qui a été fait chevalier pour avoir détruit la flotte mamelouke, avec la jeune femme. Dans le même temps, une jeune femme avide de sang fait son apparition sur une des iles de la lagune.

Si le contexte historique et politique du premier opus m’avait assez accroché, il n’en allait pas de même du style de l’auteur, et des nombreuses erreurs de construction de phrase (imputables à la VO, si on en croit certaines review) qui émaillaient le texte.

Ce deuxième tome corrige pour beaucoup ces failles, et permet au lecteur de se plonger avec davantage d’intérêt dans l’intrigue, même si on est encore loin, dans le genre, d’un Jaworski (pour l’aspect intrigue politique autant que le style). Une fois de plus, c’est l’ambiance de la ville qui se détache très largement, et on prend plaisir (et encore plus si on a déjà arpenté les dédales de la Sérénissime) à suivre les pérégrinations des différents protagonistes dans la cité, qui incarnerait presque un personnage à part entière.

Reste qu’il est une fois de plus assez difficile de s’attacher aux personnages. A la rigueur, on a davantage d’empathie pour leurs victimes, qui s’amoncellent tout au long de l’ouvrage, que pour les personnages de premier plan, qui ne parviennent pas à se départir d’une certaine froideur. Ce qui est dommageable pour pleinement apprécier leurs tourments respectifs (qui ont un impact fort sur l’intrigue).

Tycho est le vampire le plus présent dans ce second opus. On le verra mettre à l’œuvre sa résistance physique hors norme et sa rapidité. Il craint cependant la morsure du soleil (même s’il dispose d’un onguent pour supporter ce dernier) et l’argent. Il a en outre besoin de terre pour se reposer la journée. Lorsqu’il s’abreuve du sang de ses victimes, il est par contre capable de s’approprier leurs souvenirs, ce qui s’avère plus efficace qu’un interrogatoire musclé. Par contre, il résiste difficilement à l’envie de boire du sang quand celui-ci coule près de lui.

Un deuxième tome qui corrige en partie les gros écueils de styles du premier, et permet de poursuivre la série. Si je suis toujours amateur de cette Venise aux forts relents fantastiques, il est par contre toujours aussi ardu de s’attacher aux personnages, tant ceux-ci sont froids.

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