Roke, Aja. Les fugitifs de l'ombre. Tome 2 : Familles

Gévaudan se meurt. Le puissant loup-garou n’est plus en mesure de protéger Dana alors qu’ils s’apprêtent à pénétrer dans une nouvelle contrée, un royaume de terreur et d’esclavage, régi par LeRoy, le maître des zombies et ami des vampires… Cette ère de Ténèbres est loin d’être révolue! Le vrai voyage de Dana et Gévaudan commence, mais leur destination finale reste inconnue…

Un second tome pas franchement plus réussi que le second. L’intrigue est toujours très poussive, les personnages pas franchement attachant, car beaucoup trop archétypiques. Après un premier tome introductif pas franchement haletant, on attendait au moins de ce second tome qu’il voit la trame s’affiner et sortir des chemins ultra-balisés de cette production qui flirte avec les oeuvres les plus clichés de chez Soleil. Dana, même si elle semble capable de sursauts héroïques, n’a pas franchement l’air d’avoir les épaules de la lourde tâche qui semble l’attendre. Gévaudan le loup-garou s’affine cependant un peu, devenant le personnage le plus intéressant de la série.

Le dessin a fait un bon qualitatif assez impressionnant. Fini la mise en couleur ultra-déjà-vue du premier tome, et le trait pas franchement homogène, le dessinateur a su ici faire preuve autant d’originalité que de maîtrise, même si l’ensemble flirte pas mal avec le style de Crisse (notamment dans sa manière de croquer la plastique féminine), voire avec tout ce qui est estampillé héroic-fantasy Soleil.

On ne découvre pas franchement de grosses nouveautés par rapport au mythe du vampire présenté dans le premier opus. Le roi stoker et ses sbires sont toujours présentés comme des buveurs de sang qui ont asservi l’humanité. Ils craignent les symboles religieux (parmi lesquels les crucifix) brandis avec conviction, et ne se déplacent qu’une fois la nuit tombée, choisissant avec parcimonie de transformer certains humains en vampire.

Un deuxième tome graphiquement bien meilleur que le premier, mais dont le scénario ne parvient pas à s’élever, coincé entre caricature, ressorts mystiques poussifs et autres joyeusetés.

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