Maruo, Suehiro. Vampyre. Tome 2

On retrouve nos héros dans de nouveaux décors qui devraient ravir les fans de Maruo. Une galerie de monstres et d’influences dans une histoire hallucinante et d’une violente beauté.

Un groupe de vampires modernes évoluent au coeur du Japon contemporain et se livrent à des combats où se mêlent comme dans le tome un, les côtés sombres de la société japonaise contemporaine. Un zeste de nationalisme, une mère infanticide, des enfants cruels et les résonances de l’histoire, guerre, tremblements de terre.

Un second tome tout aussi malsain que le premier, qui voit l’auteur poursuivre les péripéties des deux jeunes vampires dans un japon contemporain où violence, sexe et cruauté semble être les maîtres mots. L’auteur va cette fois faire intervenir d’autres créatures de la nuit, qui vont ainsi se retrouver sur le chemin de la vieille Rakuda-Onna et de ses deux infants, et sur celui d’un jeune adolescent à la recherche de sa sœur disparue quelques années auparavant.

Le dessin de Maruo est dans la lignée de celui du précédent opus. Son trait fin et réaliste dépeint avec une certaine maîtrise les errements érotico-macabres de son récit. Il est par ailleurs plus détaillé que dans le premier opus, même si on peine toujours par moment à faire la différence entre les différents protagonistes.

Au niveau vampirique, on reste dans les caractéristiques déjà annoncées dans le premier tome. Les différents vampires de ce second tome sont des créatures nocturnes mues par une force surhumaine qui éprouve un besoin incontrôlable (pour ne pas dire vital) de boire du sang. Un autre élément vient bousculer les caractéristiques habituellement mises en scène, mais le dévoiler ici reviendrait à dévoiler la conclusion de l’histoire. Néanmoins cet élément donne un autre éclairage à l’histoire, notamment au personnage de la vieille vampire.

Au final, ce second tome s’inscrit dans la lignée du précédent, même si le vampirisme est ici plus secondaire, la quête de Tachibana étant ici l’élément principal du récit. Ce second opus n’échappe cependant pas aux défauts du précédent, notamment à certains soucis d’enchaînements entre les différentes scènes du récit. Une série complètement en marge des standards habituels, qui brille par son mélange d’érotisme et de macabre, mais qui n’en est pas pour autant indispensable.

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