Faivre d'Arcier, Jeanne. Trilogie en rouge, tome 3. Le dernier vampire

Une série de meurtres étranges frappe les laboratoires de l’Inserm à Paris. Les victimes, de brillants hématologues et cancérologues, ont toutes été vidées de leur sang… Le capitaine Christine Deroche est chargée de l’affaire et pense tout d’abord mener une enquête de routine, mais elle reçoit bientôt des bouquets de fleurs et des messages mystérieux qui font le lien entre son passé et celui de l’assassin. Puis ses proches disparaissent un à un et la mission tourne au cauchemar. Commence alors, pour Christine et son équipe, un voyage dangereux et palpitant, à Paris, Bordeaux et le long de la Garonne, sur la piste d’un meurtrier à la fois victime et bourreau, inquiétant et flamboyant.

Initiée avec Rouge Flamenco et avec La déesse écarlate, la Trilogie en rouge de Jeanne Faivre d’Arcier trouve enfin sa conclusion avec ce troisième tome, Bragelonne en profitant pour rééditer les deux premiers opus. Si le côté série ne se justifie que par quelques références (et personnages) des précédents tome, force est de constater que Jeanne Faivre d’Arcier n’a rien perdu de sa plume. Au contraire, elle semble avoir affiné celle-ci, proposant un récit des plus moderne, qui pousse davantage certains aspects de ses précédents romans.

L’Histoire avec un grand H était déjà très présente dans les tomes mettant en scène Carmilla et Mara (qu’on recroise ici), mais ce second tome utilise le contexte historique autant pour camper les personnages et mettre en place une ambiance que pour structurer l’intrigue. Car la participation de Donnadieu à la révolution française en tant que Girondin est au cœur des peurs et des doutes de ce dernier, ce qui va l’amener à jouer avec celle qu’il pense être une ombre venue de son passé. Très bien documenté (certains diront peut-être trop), le récit imbrique ainsi avec brio époque révolutionne et post-révolutionnaire avec la France contemporaine.

Les premiers tomes différaient en cela qu’ils n’étaient pas forcément conçus comme des polars, ce qui est le cas de ce Dernier vampire. De même, si les femmes ont toujours une place centrale dans ce dernier roman (le duo amie/ennemie Christine et Suzanne), le vampire est ici de sexe masculin, dans un genre pas si éloigné que ça du Lestat d’Anne Rice. L’ensemble est donc très éloigné de la Bitlit chère à l’éditeur, et serait davantage à ranger dans un fantastique moderne qui ne dépareillerait pas à côté des derniers romans de Sire Cédric (la présence d’un contexte historique fort en sus).

Si Carmilla tentait, dans Rouge Flamenco, de trouver une solution scientifique à cette malédiction qu’est le vampirisme, ces recherches semblent ici avoir été vaine, Donnadieu représentant le seul vampire connu à ne pas subir une forme de dégénérescence. En pleine possession de ses moyens, il est le dernier vampire pur et dur encore existant, ce qui fait de lui l’espoir de tous les siens. Comme tout vampire, il ne sort que la nuit venue, et doit régulièrement s’abreuver de sang pour survivre. Alors qu’elle était incontrôlable dans les premiers temps après sa transformation, il a appris à maîtriser sa soif de sang au fil des années. Il est enfin doté d’une rapidité et d’une force incomparable.

Alors qu’on espérait pas voir la fin de la saga pointer le bout de son nez, voilà donc le troisième et dernier opus de la trilogie en rouge de Jeanne Faivre d’Arcier. L’auteur propose ici un polar fantastique pour le moins prenant, qui intègre dans le même temps une part d’histoire de France aussi documentée que captivante. Ce qui fait sans nul doute de ce dernier opus le meilleur des trois.

2 réponses à Faivre d'Arcier, Jeanne. Trilogie en rouge, tome 3. Le dernier vampire

  1. Garraud dit :

    Bonjour,
    Si je tape « Jeanne Faivre d’Arcier » sur wilkipedia, rien de son oeuvre n’est mentionné. Cela m’intrigue.

  2. Vladkergan dit :

    Il n’y a pourtant rien de très intriguant à ça, la Wikipedia n’étant pas vraiment une référence niveau exhaustivité (et validité des informations).

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