Essard, Manuel. Les Balmes Rouges, tome 1. Saigneur de Guerre

Le monde s’abîmait dans un chaos sanglant. Un a un, les royaumes tombaient sous les traîtres coups d’Hilf Zorkèr, le plus ignoble des Seigneurs de Guerre. Au château de la Dame Blanche, chacun se préparait à soutenir l’ultime siège, sans grand espoir. La jeune et belle princesse Fhillor s’était certes mise en quête des mystérieux Chevaliers Vampires qui seuls, disait-elle, pouvaient défaire l’ost sombre. Mais, n’avait-on jamais vu une légende sauver un empire ?

Saigneur de guerre est une histoire de vampires sur fond de Fantasy. La base est assez classique, un royaume en danger, des héros venant en aide pour le libérer. L’originalité vient de l’intégration des Vampires dans l’intrigue. Mais pas n’importe quels vampires : des Chevaliers. Ils doivent leur nom à leur armure qui se nourrit de sang pour être plus solide et également transmettre au chevalier plus de force. Mais il y a encore beaucoup d’inconnus concernant le Tueur de mondes, cette entité ou déité qui est à l’origine de tout le processus.

Nous rencontrons de très nombreux personnages. Leur caractère nous est bien présenté de part la description quand fait l’auteur mais également par les agissements de chacun. Mais certains personnages ne font que « passer » dans cette histoire. Les actions s’enchaînant et leur destin arrivant rapidement ne nous permet pas de tous se les appropriés. Ce qui n’est pas forcément gênant et nous permet de ne pas nous perdre dans la suite de rebondissements et de duperies.

L’auteur a un style d’écriture fluide et utilise des termes très justes et bien choisis pour la description des combats, des armes, etc. On apprécie ces termes très emprunts de Moyen-Âge qui nous plonge au cœur de l’histoire. On se voit bien à côté de Fhillor dans son voyage épique, l’épée à la main ! 

Un ouvrage qui se lit rapidement et avec plaisir. L’action y est présente sans discontinuer et les combats y sont sanglants et intenses. Quelques coquilles sont malheureusement encore présentes dans l’écriture mais sans trop d’importance.

Cet ensemble Fantasy et vampirisme fonctionne à merveille. Un ouvrage très dynamique qui ne laisse pas le lecteur se reposer entre deux actions. Enormément de rebondissement de par l’intrigue qui se joue mais également par les traitrises très bien gérées. Cette jeune princesse, Fhillor, et son monde sont très  attendus dans un deuxième tome intitulé Rumeur de Guerre.

Une réponse à Essard, Manuel. Les Balmes Rouges, tome 1. Saigneur de Guerre

  1. chrystallium dit :

    C’est vrai que cette histoire de chevalerie était très plaisante car très atypique grâce à ces chevaliers-vampires hors normes. Et puis cette ambiance de fin du monde toute proche donnait de la force à l’ensemble. Seul petit bémol pour moi, les personnages qui auraient pu être présentés plus en profondeur.

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