Collectif. La légion des monstres, Tome 1

Les plus terrifiants héros Marvel se retrouvent dans des aventures inédites : le Loup-Garou, l’Homme-Chose, Satana, le seigneur des vampires Dracula, Simon Garth le zombie, la Momie Vivante, le monstre de Frankenstein, Morbius le vampire vivant et Lilith, la fille de Dracula ! Voici réunis dans un seul et même volume quatre numéros spéciaux consacrés à la Légion des Monstres, écrits et dessinés par divers artistes dont David Finch, Grog Land et Mike Carey. Et en bonus, une histoire d’horreur « vintage » parue dans les années 70, signée Bill Mantlo et Frank Robbins.

Un recueil pour le moins sympathique, qui propose des histoires aussi variées que réussies sur les monstres du panthéon Marvel. La plupart des histoires sont bien écrites, et proposent des plongées successives dans le quotidien de ces monstres qui ont fait les beaux jours de la maison d’édition américaine. Seule l’histoire sur la momie vivante n’a pas réussi à me captiver, le découpage en état pour le moins tordu et peu réussi.

Les histoires mettant en scène des vampires sont au nombre de 3, mais 2 sont réellement intéressantes en ce qui nous concerne, la 4e, assez ancienne, mettant en scène un Morbius qui ne montre pas vraiment son état de vampire. Quant aux autres histoires, on se retrouve plongé avec l’ennemi de Spiderman dans les quartiers mal-famés, alors qu’il tente de se sevrer de son besoin de sang parmi un petit groupe de drogués. L’autre histoire qui nous intéresse met en scène deux des personnages les plus intéressants de la série Tomb of Dracula : Dracula et sa fille Lilith, elle-même vampire. Dracula pénètre ainsi l’antre de sa fille pour lui proposer une trêve, et la convie à une réunion avec des chefs de clans vampires. La vampire pourra t-elle mettre de côté ses griefs et rejoindre son père dans ses desseins ?

Les dessins des différents intervenants sont aussi variés que réussis. On passe d’un style mainstream vraiment sympa (pour l’histoire de la loup-garou), à des choses plus personnelles (comme l’histoire de Frankenstein), voire à des styles qui peuvent passer pour un hommage aux maîtres du genre (l’histoire de Dracula et Lilith en est un bon exemple).

Deux types de vampires différents sont mis en scène dans ce volume. D’un côté on trouve Morbius, véritable vampire-vivant qui s’est lui-même rendu responsable de son état en s’inoculant un produit sensé le guérir d’un mal qui le rongeait. Il n’éprouve pas de difficulté particulière à se mouvoir en pleine lumière, mais a besoin de boire du sang pour survivre. C’est d’ailleurs lors d’une tentative de sevrage de ce besoin que prend place l’histoire qui le concerne. L’autre type de vampire mis en scène est bien plus classique : il s’agit de Dracula et de sa fille Lilith, qui sont conformes à la définition stokerienne du vampire. Ne vivant que la nuit, ils ont besoin de sang pour survivre. Ils peuvent se transformer à loisir, et meurent si on leur enfonce un pieu en plein cœur où si on les décapite.

Acheté sans trop y croire, j’avoue avoir bien apprécié la lecture de ce recueil. Toutes les histoires ne sont pas forcément surprenantes, mais il renferme de véritables petits bijoux du genre, comme l’histoire de Frankenstein.

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