Duggan, Gerry – Collectif. Deadpool. Les Noces de Dracula

Deadpool est contacté par Dracula. Le comte, sur le point de se marier avec l’héritière d’une longue lignée de créatures surnaturelles, fait en effet appel au mercenaire pour lui ramener son encombre sa promise. Leur union doit permettre de mettre un terme à des siècles de conflits entre les vampires et le clan de la « jeune » femme. Deadpool met donc le cap vers la péninsule arabique. Mais le retour à bon port sera semé d’embuches, car l’opposition vient autant du clan de Dracula que de celui de sa fiancée.

Décidément, Deadpool semble condamné à croiser la route des vampires ces temps-ci. Après avoir été l’objet d’une histoire annexe de l’arc Curse of the Mutant, le voici engagé par Dracula pour s’occuper de convoyer la fiancée de ce dernier. Bien évidemment, si les choses semblent simples au premier abord, le mercenaire ne cessera pas de devoir s’opposer à ceux qui ne veulent pas voir cette union se concrétiser. De quoi croiser autant la route de personnages mythologiques (le Minotaure), que des créatures d’horreur, rassemblées par Dracula (le loup-garou, Frankenstein, la momie, un E.T. et une créature hybride), voire des personnages bien connus (Blade, le Punisher, Hulk, le Ghost Rider, la sorcière rouge).

Si on retrouve l’humour habituel des arcs mettant en scène le personnage, et si le melting pot proposé par l’album colle bien à l’univers du héros (entre romance, rencontres impromptues…), on est malgré tout un cran en dessous de ce à quoi les scénaristes de la série nous avaient habitué jusque-là. Tout ça se lit sans réel ennui, mais il manque un petit quelque chose pour permettre à l’arc de se démarquer (ce que parvenait à faire Night of the Living Deadpool, par exemple).

Niveau dessin, trois dessinateurs se succèdent au fil des différents issues qui composent cet arc. Ce qui fait perdre à l’ensemble en homogénéité, les 3 dessinateurs n’ayant pas la même maîtrise graphique. Certains partis-pris sont néanmoins assez intéressants et réussis (le générique, notamment), mais pointent également le fait qu’il s’agit à la base d’un arc destiné à une publication numérique. De là  à imaginer qu’on y perd un peu, avec une adaptation papier, il n’y a qu’un pas.

Niveau vampire, on apprend donc ici l’existence d’une lutte séculaire entre les vampires et les autres créatures surnaturelles non-mortes, dont les succubes (race à laquelle appartient Shiklah, la promise de Dracula). Le mariage de Dracula et de leur reine doit ainsi permettre de mettre sur pied une alliance entre les deux clans ennemis. Dracula et les autres vampires permettront au scénariste d’insister sur le sang de Deadpool, totalement impropre à la consommation. Les capacités de régénération de Dracula (tout comme celle de Deadpool) seront par ailleurs au cœur du combat final, de même que les capacités de métamorphoses du vampire.

Un arc sympathique mais nettement moins réussi que d’autres qui voyaient déjà Deadpool se frotter aux vampires. peut-être parce que, à la différence du précédent, cet arc-ci s’étale sur plusieurs issues et peut donc s’avérer plus lassant à la longue (même si l’humour inhérent à la série est bien présent) ?

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