Collectif, dirigé par Barbara Sadoul. Les cent ans de Dracula

Sur son cou et sa poitrine on voyait des traces de sang, et sa gorge portait les empreintes des dents cruelles qui avaient ouvert ses veines…  » Minuit. L’heure où les ténèbres recouvrent le monde… L’heure du vampire ! Oh ! Bien souvent, on ne le voit pas. Mais la pâleur morbide de ses victimes et les deux points rouges qu’elles portent dans le cou signalent son terrible passage. Depuis un siècle, le comte Dracula n’a cessé d’enflammer les imaginations. Son élégance froide et raffinée fascine. Hélas ! Condamné à l’éternelle solitude, il doit, pour survivre, se nourrir chaque nuit de sang frais ! Pour fêter les 100 ans du plus célèbre d’entre eux, huit vampires sont ici réunis. Huit nouvelles (dont une, inédite, de Claude Askew) sous la plume inspirée des plus grands maîtres du genre : Goethe, Polidori, Gautier, Crawford, Stoker, Jean Ray et Lovecraft..

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce recueil de nouvelles rassemble du beau monde. Lovecraft, Goethe, Polidori, Gauthier, Stoker, Ray, etc. excusez du peu ! On retrouve donc les textes qui ont précédé le roman de Stoker, et qui ont sans nul doute inspiré celui-ci, de la Fiancée de Corinthe de Goethe, variation poétique sur le thème de la femme-vampire, au vampire de Polidori, en passant par la morte amoureuse de Gauthier. Les principaux prototypes du vampire tel que nous le connaissons sont donc représentés ici. Stoker fait aussi son apparition dans ces pages, par l’intermédiaire de sa nouvelle l’invité de Dracula, depuis réincorporé au roman original.

Deux nouvelles postérieures à l’œuvre de Bram Stoker sont également présentes. Dans Le gardien du cimetière de Jean Ray, qui met en scène un gardien de cimetière aux prises avec une riche vampire. Cette nouvelle est un classique du genre, très souvent reprise au fil des anthologies. Le recueil est clôt par une nouvelle de Lovecraft, qui délaisse son bestiaire si caractéristique pour s’attaquer au thème du vampire, non sans remplacer celui-ci dans son référentiel géographique de prédilection (à savoir la ville de Providence).

En bref, la majeure partie de ces nouvelles montrent à la fois les inspirateurs de Bram Stoker et ceux qui ont repris le flambeau après lui. Le mythe du vampire abordé par les différents auteurs corrobore l’imagerie employée par l’auteur irlandais, du côté très aristocratique du vampire à ses faiblesses et désirs inextinguibles (la soif de sang en tête).

En bref, un moyen peu onéreux de découvrir ou redécouvrir ces textes phares du mythe.

Une réponse à Collectif, dirigé par Barbara Sadoul. Les cent ans de Dracula

  1. josse dit :

    http://www.singerouge.fr est le site officiel de la compagnie de théâtre créée par Barbara Sadoul. dès la rentrée (10 septembre), la nouvelle pièce de B. Sadoul : le REVEIL D’UNE VAMPIRETTE! Vidéo de la bande annonce à voir sur Vimeo.

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