Busiek, Kurt – Gregory, Daryl – Godlewski, Scott. Dracula, la compagnie des monstres, tome 2

Après que Conrad ait tenté de forcer la main à Dracula pour que celui-ci ne le transforme, Evan se voit forcé de dissimuler le corps de son oncle et ceux des hommes de mains que le comte à laissé derrière lui en s’échappant. Alors qu’il confie à Corinna la vérité concernant les dernières semaines, celle-ci comprend rapidement que le pouvoir est à porté de main, et décide de nourrir Conrad avec du sang, achevant sa transformation en vampire. Entre B.I., maintenant dirigée par son oncle vampire, les chasseurs de vampires roumains qui lui tombent bientôt dessus et l’intérêt que lui porte Dracula, Evan est rapidement pris entre feux croisés.

Tout aussi réussie que le premier volet de la série, cette suite marque rapidement l’émergence d’une guerre larvée entre trois camps, entre lesquels Evan va devoir faire un choix. Son oncle a enfin accompli son but, et est désormais un vampire puissant sur lequel Dracula n’a aucun pouvoir. Le scénario est franchement bien ficelé et recèle de surprises qui vont peu à peu laisser Evan seul avec lui-même, face à un choix qui décidera de sa survie… ou de sa mort. Car tous convoitent le livre de Scholomance qu’il a contribué à traduire.

Le dessin est dans la lignée du précédent opus, voire même plus abouti. Le trait est fin et assez anguleux, les dessinateurs s’en sortant aussi bien dans les scènes d’actions que dans les moments plus introspectifs. La couleur est toujours sobre et efficace. Bref, si le lecteur ne sera sans doute pas à genoux devant le style graphique, on ne peut que constater qu’il colle parfaitement à l’ensemble.

Si on avait appris dans le précédent volet que les vampires craignent les objets religieux, on verra dans ce second recueil le type d’effet que ceux-ci ont sur eux. Le fait d’avoir ressuscité Dracula avec son propre sang mettra par ailleurs Conrad à l’abri de la domination psychologique de ce dernier. Enfin, la morsure semble à même de guérir le futur vampire des blessures les plus graves. Reste que les buveurs de sang ont toujours besoin de s’abreuver régulièrement, et qu’ils ne se déplacent qu’à la lumière du jour.

Une suite tout aussi à conseiller que le premier volet. Cette énième tentative de suite au roman de Stoker se détache de plus en plus du lot. Chaudement recommandé !

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