Voyage sur les terres du comte – 22/08/2005 : Arrivée en Roumanie

Nous sommes partis de l’aéroport de Saint-Exupéry à 9h20. Après trois heures de voyages (deux en fait, la troisième étant due au décalage horaire), sous la conduite d’un pilote sans doute grand amateur de turbulences et autres trous d’air, nous nous posons enfin à Bucarest. L’aéroport de Baneasa où nous débarquons fleure bon les années communistes avec son architecture très « tape à l’œil ».

Une partie de notre pécule échangée auprès d’une charmante agent de change au décolleté aussi magnétique que son taux de change est défavorable (oui oui nous sommes des faibles), nous prenons le bus pour la Gare du Nord. Premier problème arrivé sur les lieux : aucun train en partance pour Snagov, contrairement à ce que dit le Routard. Après avoir demandé à une guichetière ne parlant pas un mot d’anglais ou de français, nous voilà partis en quête d’un maxi-taxi, apparemment seul moyen de rejoindre notre première étape. Nous nous retrouvons très vite alpagués par un autochtone qui nous propose de nous emmener jusqu’à la gare des maxi-taxis, pour ce que nous pensons être 100 lei. Après un coup de fil, notre « gentil » rabatteur nous informe que le maxi-taxi a levé le camp, mais qu’il peut nous faire rejoindre Snagov pour 200 lei. Nous acceptons, non sans une certaine méfiance, sa proposition. De toutes façons, avons-nous réellement le choix ?

Le trajet a lieu dans une Dacia qui a dû faire cent fois le tour du compteur, et dont l’agréable rembourrage des sièges nous permet de savourer chaque élément du relief routier. Nous arrivons enfin à Snagov, où, selon le guide du Routard, on peut visiter le monastère où repose Vlad Tsepes. S’ensuit un moment houleux avec notre ami rabatteur et le chauffeur du taxi, car il semblerait que ce que nous avions pensé être un tarif en lei est en fait un tarif en RON (nouvelle lei). Entre les 2, quatre zéro de différence (et surtout une bonne partie de nos économies)…

Au camping où le taxi nous a laissé, et où nous plantons pour la première fois notre tente, on nous annonce que la navette pour le monastère n’existe plus (ou pas ?) et qu’il va nous falloir louer un bateau, pour un tarif assez exorbitant (près de 20 euros de l’heure, pour minimum quatre heures de trajet aller-retour). Argh, l’hécatombe continue. Dépités, nous allons faire un tour dans les environs (le coin est on ne peut plus isolé). Nous finissons cependant par arriver dans une base de nautique voisine où, après quelques paroles échangées avec le maître des lieux, on nous propose de nous emmener gratuitement sur l’île du monastère dès le lendemain. Nous nous empressons bien évidemment d’accepter, avant de retourner au camping, plus confiants qu’à l’arrivée.

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