Yukiusa, Glad. Nyanpire, tome 1

Alors qu’il est affamé et dépérit peu à peu, un jeune chat est transformé en vampire, affublé d’une paire de canines acérées et de deux ailes noires. Le jeune félin, rebaptisé Nyanpire, est par la suite recueilli par la jeune Misaki. Nyanpire va peu à peu se faire des amis dans le voisinage, à commencer par Masamunya, le chamouraï.

Nyancat est à la base un mème internet, figuré par un gif animé représentant un chat volant, avec un arc-en-ciel en arrière plan. Repris et animé, le mème a depuis fait le tour de la toile, en musique, en vidéo, et a été abondamment détourné. Nyanpire a vu le jour en fanzine à partir de 2009, sachant que le projet a été adapté à partir de 2011 en série d’animation par la studio Gonzo (Hellsing, Trinity Blood…).

Kurokawa a édité la série d’origine, dans un format plus grand que les manga habituels, et (c’est assez rare pour être signalé) intégralement en couleur. Passé cela, difficile de dire que j’ai trouvé ce premier tome passionnant. Si le pitch de départ peut prêter à sourire, l’histoire peine vraiment à accrocher. Les histoires qui composent ce premier opus alternent entre platitude et nonsens. Certes, il y a un sous-texte qui en fait une série à ne pas mettre entre les mains les plus jeune (la relation entre Nyanpire et Chamouraï lorgnant clairement vers le shonen-aï), mais cela ne suffit pas à assurer l’intérêt du titre.

Le dessin est assez minimaliste, mettant en avant les personnages au détriment du décor. Le trait de l’auteur appuie le côté kawaï de l’ensemble : les personnages sont très mignons, affublés de grands yeux ronds. La couleur, même si elle détonne vis-à-vis des productions du genre (où elle n’est habituellement présente – et encore pas toujours – que sur les premières pages), n’apporte par ailleurs pas grand chose.

Nyanpire est un chat-vampire transformé par un vampire humain. De sa transformation, il a hérité de canines acérées et une paire d’ailes. S’il ne semble pas affecté par le cycle solaire, il n’en demeure pas moins avide de sang, qu’il prélève aussi bien sur les humains (sa maîtresse lui en donne parfois) que chez les autres chats.

Passé le pitch de départ, Nyanpire ne brille pas franchement par son scénario, ni par ses situations. Si on pensait être déjà allé trop loin avec le vampire, voilà une série qui prouve qu’il y a toujours pire.

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