Sprauel, Alain. Bit-lit 2012 : la bibliographie

Après sa bibliographie de Dracula, Alain Sprauel récidive dans le domaine des bêtes à crocs avec cette impressionnante (près de 80 pages) bibliographie sur la bit-lit, réalisée en trio avec Sophie Dabat (que les amateurs du sujet connaissent bien depuis son impressionnant essai sur le sujet) et Jean-Luc Rivera, personnalité incontournable de l’imaginaire francophone.

Et il fallait bien être trois pour définir une grille de caractéristiques permettant de valider (ou pas) le rattachement d’une série ou d’un roman à ce genre aux frontières un peu floues, qui pose même problème à son créateur (Bragelonne, pour ceux qui l’ignorent encore). Pas moins de 60 auteurs, 75 séries et quelques 580 romans sont passés en revue dans les 90 pages du recueil, qui propose même une sélection d’essais et études francophones sur le sujet.

Difficile de trouver plus complet sur le sujet, les auteurs ayant pris soin de répertorier (quand il y avait lieu) les différentes éditions de chaque roman (changement de couverture, d’éditeur, de traducteur…). Certes, on n’y trouve pas que du vampire (mais le buveur de sang n’est pas forcément la seule créature présente dans ce giron), et la présence de certaines séries (Twilight, Journal d’un vampire) comme le manque de certains éditeurs (certains, à leur demande) risque de faire grincer des dents les plus maniaques. Mais la grille placée en ouverture de l’ouvrage permet de comprendre le pourquoi de chaque sélection, l’objectif étant de trouver un consensus entre les trois intervenants.

De Buffy à La Communauté du Sud, en passant par Anita Blake, Insatiable, La Confrérie de la dague noire, etc. un volume déjà très complet (à défaut d’être exhaustif) des séries et romans du genre sont donc passés au crible, reflétant la production aussi bien des jeunes éditeurs du giron (Rebelles) que des gros rouleaux compresseurs (Gallimard) sans oublier les « créateurs » et tenants du titre (le trio Bragelonne / Milady / Castlemore).

Comme pour sa bibliographie de Dracula, il s’agit d’un travail de fourmi à éplucher les sorties du genre jusqu’en 2012, et dont les illustrations sont basées en totalité… sur les ouvrages en possession d’Alain Sprauel qui doit commencer à manquer de place chez lui. Pour ceux qui désireraient trouver d’autres séries dans le genre (et vérifier qu’aucune n’a échappé à leur sagacité), c’est à n’en pas douter la publication idéale.

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