Sarn, Amélie. Audouin, Laurent. Les Aventures fantastiques de Sacré-Cœur, tome 2. Le Vampire de la Tour Eiffel.

Sacré Cœur est un petit garçon malin et inventif qui vit chez sa tante à Paris, dans l’Entre-Deux-Guerres. Avec l’aide de son amie Abigail, fantôme d’une petite fille, il résous des affaires surnaturelles. Cette fois-ci, la pâleur et le comportement étrange d’une jolie voisine l’interpelle, et il va rapidement se rendre compte qu’elle est sous l’emprise d’un vampire ! Armé d’un véhicule étrange et avec l’aide de ses amis, Sacré-Cœur va-t-il pouvoir l’aider à s’en sortir ?

Ces Aventures fantastiques de Sacré-Cœur se présentent sous une forme un peu hybride : l’essentiel est un roman illustré (par Laurent Audouin) entrecoupé toutes les trois ou quatre pages de véritables cases (solitaires) de bande dessinée. Audouin se montre à l’aise dans les deux exercices, faisant admirer son trait rond, mais pas naïf, agrémenté de jolies couleurs. L’occasion d’admirer la Paris de la Belle Epoque (et pas seulement de l’admirer d’après le récit d’Amélie Sarn).

Lequel récit est plutôt sympathique, avec un univers et des personnages qu’elle semble à peu près maîtriser. La « couche » de vampirisme est finalement un peu léger, l’auteure s’attardant sur les personnages (qui vivent presque tous dans le même immeuble, on imagine qu’ils vont être mis à contribution dans les tomes suivants) et leurs relations.

Le vampire dont est éprise Mademoiselle Mulot restera un mystère ; ni son nom (même si elle l’appelle Vladimir), ni son origine ne seront connus.  Son emprise sur l’esprit de celle qu’il a mordue est total, elle ne vit plus que pour le revoir, et se faire à nouveau sucer son fluide vital. Il peut se changer en brouillard noir, s’envoler ou escalader des murs. Il s’agit d’un homme grand et maigre, entièrement vêtu de noir et coiffé d’un haut de forme. Son teint est d’une pâleur extrême, ses lèvres presques violettes. Son regard glacé surmonte des canines luisantes et acérées. Sa cape peut se transformer en ailes de chauve-souris. Il craint l’ail et la lumière du jour, dont l’action peut le transformer en gaz puis en néant.

Globalement c’est une lecture sympathique, recommandé aux 8-10 ans, même si le personnage du vampire est un brin caricatural.

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