Reeves-Stevens, Garfield. Contrat sur un vampire

Lui est un tueur à gages. Elle, un vampire. Le sort de l’humanité est entre leurs mains. A Londres, des Jésuites armés d’arbalètes et des assassins doués d’une force surhumaine se battent à mort autour d’un cercueil anonyme… A Washington, le Projet Nevada s’efforce de dissimuler une découverte capitale en matière de virologie… A New-York, les membres d’une très ancienne secte décident d’éliminer une jeune femme qu’ils considèrent comme traître à leur cause…Et Granger Helman, tueur à gages aspirant à une retraite bien méritée, se voit proposer un contrat qu’il ne peut pas refuser. La cible est Adrienne Saint Clair, séduisante jeune femme, mais la proie la plus dangereuse que l’on puisse imaginer. Surtout quand on en tombe amoureux…

Ce roman se découpe en trois parties : Le contrat, le marché et l’exécution. Helman se retrouve au milieu d’une guerre qui confronte les Yber (nom que se donnent les vampires) au sein du Conclave, les jésuites et une agence gouvernementale américaine. Ce pauvre tueur en série ne sera qu’un pion pour eux pendant toute l’histoire. Il devra également reconnaître les personnes en qui il peut avoir confiance et ce ne sera pas chose aisée. Il est difficile de savoir quel « camp » choisir sans connaître le but ultime. Ce dernier ne sera connu qu’à la toute fin du roman.

L’aspect vampirique du livre est très bien présenté grâce à Adrienne et ses recherches scientifiques. Ici, le vampire n’est pas issu d’une origine démoniaque mais ce sont des humains ayant une maladie particulière (une mutation) transmise lors de l’échange de sang avec un autre vampire. Toutes les capacités hors normes des vampires sont donc étudiées par Adrienne et ses scientifiques : la perception du soleil, leur force, leur résistance aux balles, etc. Elle nous présente, par exemple, que l’appréhension des Yber pour les objets de cultes n’est due qu’à leur propre croyance. Un vampire ne croyant pas en Dieu ne peut donc se voir fragilisé par un crucifix. L’auteur nous présente, sans trop rentrer dans les détails, toutes les études faites par Adrienne pour connaître les vampires.

Lors de la présentation du vampirisme à Helman, elle lui explique que le virus qui entre en eux change la morphologie interne. La plupart des organes se rassemblent pour ne faire plus qu’un, en plus du cœur. Elle veut isoler ce gène pour l’utiliser à bon escient, à la fois pour aider les humains mais également les Yber. Saint Clair ne supporte pas sa condition et cherche à tout prix à l’améliorer, notamment lui permettre de ne pas se nourrir d’humains. En dehors de cet aspect scientifique du vampirisme, la présentation des êtres aux dents langues est très classique. Ils sont décharnés et ont le teint livide. Ils disposent d’une grande force et vitesse. Les crocs sont très visibles et les mains se terminent par des griffes. Leurs points faibles sont bien sûr le soleil, la décapitation et les pieux en plein cœur. Toutes les connaissances qu’on les jésuites sur les vampires sont diffusées par les Yber eux-mêmes, comme l’absence de reflet dans les miroirs. Ils se protègent ainsi en cultivant une image démoniaque.

Outre l’aspect physique des vampires, on nous présente une société vampirique très hiérarchisée. Un groupe de vampires puissants régit cette société et forme un groupe qu’ils appellent le Conclave. Tous les termes, utilisés pour présenter la société des Yber, font références à la religion. Ils appellent par exemple l’échange de sang, la première communion, leur nouveau nom pris à la suite de leur « renaissance »a également des connotations religieuses (comme Adrienne Saint Clair).

L’histoire en elle-même n’est pas très innovante, une quête pour protéger l’humanité de méchants qui veulent gouverner le monde. Au final, ce livre est plus un policier fantastique qu’un véritable livre d’horreur, même si certaines scènes d’attaques sont très sanglantes ou que certaines scènes avec Diego, le Seigneur du Conclave, sont dérangeantes. L’intrigue se développe bien tout au long de cette petite histoire mais les clichés présents et le manque d’innovations dans le développement des personnages ne nous permet pas d’apprécier notre lecture. Ce qui est bien dommage car l’approche scientifique du vampirisme et la possibilité de trouver un remède à une maladie grâce à cela pouvait présager plus d’originalité.

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