Perrault, Mélanie. Correspondance d'un vampire

Une bataille fait rage entre deux royaumes. Deux mondes qui s’affrontent et se haïssent. Celui des hommes si cruels et orgueilleux… Celui des autres, fiers et sanguinaires ! Dans un cœur, la bataille fait écho : celui de Gwenaëlle qui s’épuise pour le Prince des Ténèbres et échoue à ne pas commettre de trahison. Gwenaëlle nous transporte dans son univers à travers des lettres enflammées et de passions inavouées. Et peu à peu se dessine le triangle du destin dont elle fait partie. À condition de choisir… Une femme. Deux vampires. Un monstre. Une même destinée…

Décidément le style épistolaire et les vampire semblent aller de pair en ce moment. Après la réédition du très bon Lettres aux Ténèbres de Charlotte Bousquet, voici que je met la main sur ce Correspondance d’un vampire dont le titre est assez clair sur le contenu de l’ouvrage. Reste que, s’il se lit sans réelles difficultés ni écueils, le texte de Mélanie Perrault manque de profondeur, l’univers mis en scène n’étant au final qu’effleuré. Ne subsiste donc au final que cette histoire d’amour impossible, qui se transforme à un moment en triangle de correspondance, quand le meilleur ami (et amant) de Balthazar se met à correspondre lui aussi avec Gwenaëlle.

Il y a des idées intéressantes dans ce texte, mais il est dommage qu’elles ne soient pas utilisées à leur juste valeur, et que l’univers aux accents fantasy qui sert de toile de fond à l’ensemble, manque de cohérence. Un manque dû essentiellement à l’absence d’utilisation de cet univers dans les missives des différents protagonistes, mis à part quelques allusions qui n’amènent finalement pas grand chose. Tout finit donc par tourner autour des amours impossibles des deux personnages principaux, du père tyrannique et foncièrement mauvais de Gwenaëlle, bref de choses un peu archétypiques qui ne sortent pas franchement des sentiers battus.

Le mythe du vampire n’est mis en scène dans ce roman que de manière très fugace. On apprends certes que les vampires vivent au grand jour, même si leurs royaumes ne se mélangent pas (sauf cas de force majeure) avec ceux des humains. Ils ont une durée de vie longue (on apprend notamment qu’Aznaël et Balthazar se connaissent depuis 300 ans), mais peuvent malgré tout mourir, ce qu’ils appellent eux-même rejoindre la rivière de l’Alentour, preuve de l’existence d’une conception particulière de la vie et de la mort. Un poison nommé le malahir semblant être une des rares choses susceptible de les détruire sans possibilité de guérison.

Un texte qui se laisse lire sans véritable écueil mais ne laissera pas un souvenir impérissable dans l’esprit des amateurs de vampire, l’utilisation du mythe y étant assez mince et la toile de fond de l’histoire étant réduite à une expression assez simple. Dommage…

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