Komeyama, Shiwo. Bloody cross, tome 1

Mi-ange, mi-vampire, la belle Tsukimiya est une morte en sursis, comme tous les sang-mêlé de son espèce. Elle le sait: la malédiction tatouée sur sa poitrine aura raison d’elle un jour ou l’autre. Pour survivre, il lui faut se procurer le Grimoire des prophéties, ou ouvrage au pouvoir immense, seul remède à la douleur qui la ronge.

Si j’entame toujours mes lectures avec curiosité, en essayant de ne pas être conditionné par le pitch de la 4e de couverture, force est d’avouer que pour le moment, Bloody Cross est une nouvelle série qui peine à me convaincre. Car le côté très répétitif des relations entre les deux personnages principaux, allié à une galerie de personne qui ne s’étoffe que très lentement, ne permet pas, à mon sens, de densifier assez l’intrigue pour accrocher d’emblée le lecteur. Du coup, si les premiers coups en traître de Tsukimiya et Hinata peuvent fonctionner, dès le second s’installe une structure répétitive qui peine à se renouveler.

Si la couverture et les quelques planches couleurs sont sympathiques, le dessin devient vite illisible durant les scènes d’action, ce qui est loin d’être idéal pour un manga qui repose essentiellement sur des combats entre les différents protagonistes. D’autres diront que le dessinateur joue aussi le jeu du fan service à outrance. Si ce dernier est bien présent (les relations entre les deux personnages donnant régulièrement lieu à l’exposition de la poitrine de Tsukimiya), on évite par contre la surenchère.

L’héroïne est donc une créature hybride de vampire et d’ange. On ne croise par contre pas d’autres créatures vampiriques, et si le scénario permet de mettre en évidence les pouvoirs de manipulation de sang que possède l’héroïne sur le sang (qui donne lieu à certains clins d’oeils sympathiques), on ne sait finalement pas grand chose de ses faiblesses en tant que vampire. La dimension religieuse, présente dans l’ensemble du manga, ne semble pas lui poser de problèmes particuliers, pas plus que la lumière du soleil. Elle est par contre dotée d’une force surhumaine et d’une résistance impressionnante.

Un premier opus qui ne parvient pas à convaincre, plombé par un scénario ultra-répétitif, des personnages peux convaincants et un dessin qui devient difficile à déchiffrer dans le vif de l’action. La toute fin laisse espérer un peu de changement dans le second opus, espérons que ce ne soit pas qu’une impression.

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