Henwick, Mark. Amber Farrell, tome 0. L’Origine

Contrainte de quitter les forces spéciales après le massacre de son unité, Amber Farrel s’enrôle dans la police de Denver. Officiellement, elle cherche à se reclasser, utilisant l’expérience acquise durant ses années dans l’armée. Officieusement, elle est surveillée de très près par son ancien colonel, autant pour surveiller qu’elle ne se transforme pas que pour démontrer que ceux qui ont exterminé son unité existent bien : des vampires, qu’elle semble en mesure de détecter par son odorat, depuis qu’ils l’ont mordue et laissée pour morte.

Amber Farrel est une nouveauté inattendue venue de chez Milady. Cela faisait bien longtemps que le label à l’origine du mot bit-lit n’avait proposé quelque chose de neuf dans ce giron. C’est-à-dire une série où la part d’Urban Fantasy prend encore le dessus sur la romance et l’érotisme. Tout juste 10 ans après leurs débuts dans le giron, c’est donc avec cette série de Mark Henwick publiée en 2013, pour la ce qui est de la VO, qu’ils rajoutent une pierre à leur édifice.

Ce premier volet est un peu particulier : plus court que les romans habituels proposés par l’éditeur (235 pages), il s’agit d’une introduction à la série, offerte pour l’achat du tome 1. Un petit côté frustrant par la taille donc, mais de quoi poser le personnage principal, son passé et le tournant auquel elle se trouve au moment ou débute le récit. Et ébaucher l’univers surnaturel dans lequel elle va évoluer, qui tient plus de la série Vampire Story de David Wellington que de Mercy Thompson. Les vampires n’y sont en effet pas vraiment présentés comme des enfants de chœur. Pour autant, si je cite l’une des séries que je préfère et qu’on peut rattacher à la sphère bit-lit, je n’ai pas ressenti la même attraction à la lecture de ce premier tome. L’ensemble n’est pas mal écrit, il y a des choses intéressantes au niveau des choix de mise en scène du surnaturel, et le personnage principal ne manque pas d’intérêt… mais il y a aussi beaucoup d’éléments déjà vus ailleurs, et peut-être une lassitude de ma part à arpenter des sentiers déjà bien balisés. Petit bémol également au niveau de la couverture, pas des plus réussie.

Pour ce qui est de la figure du vampire, Amber Farrel aura l’occasion d’en affronter un petit groupe lors de cette première histoire. Il s’agit de créatures qui savent se faire très discrètes, et sont douées d’une force physique hors du commun et de capacité parapsychique (notamment celle d’influer sur la mémoire et les sentiments de leurs opposants). Bien évidemment, ce sont des créatures qui se nourrissent de sang, et peuvent laisser derrière eux des cadavres exsangues, tout en ne se déplaçant que la nuit venue. Mais ils ne craignent pas les signes religieux, et peuvent être tués si on leur détruit le coeur et le cerveau.

Retour aux affaires bit-lit pour Milady, à l’occasion de l’anniversaire de leur incursion-création du genre. Si ce premier opus renoue avec un équilibre entre histoire et romance qui manquait clairement depuis un moment, je ne suis pas totalement convaincu par cette mise en bouche. Mais s’agissant d’une préquelle très courte, je suis néanmoins curieux de poursuivre avec le tome 1.

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