Henwick, Mark. Amber Farrel, tome 1. La morsure du serpent

Après avoir quitté la police de Denver à la suite de sa première enquête, Amber Farrel est devenue détective privée. Alors qu’elle investigue sur des mouvements suspects au sein d’une société de transport, elle se met à dos son client, qui voit son business éclaboussée par un trafic illégal. Dans le même temps, elle est engagée par Jennifer Kingslund, une riche entrepreneuse qui se pose des questions sur la disparition d’un de ses employés et d’étranges événements survenus ces dernières semaines dans l’entourage de ses affaires. Comme si cela ne suffisait pas, Amber intéresse la communauté des vampires de la ville, et va rapidement en apprendre plus sur leurs coutumes… et sur les changements qui menacent en elle.

Après une mise en bouche relativement courte (le tome 0 : l’Origine), La morsure du serpent est donc le premier vrai roman de la série Amber Farrel. On y retrouve l’ex-militaire qui cherche à stabiliser sa vie, tout en continuant d’enquêter sur les vampires pour l’armée et la police locale. L’univers fantastique imaginé par Mark Henwick se dessine ici davantage. On découvre en effet que le surnaturel ne se limite pas aux buveurs de sang : les loups-garous et la magie y existent, mais le commun des mortels n’en a pas conscience. Le lecteur en apprendra ainsi les tenants et aboutissants en même temps que l’héroïne, qui va y être confronté dans le cadre de l’enquête principale qui sert de fil rouge au roman.

Si le tome d’introduction m’avait laissé sur ma faim, j’ai davantage été convaincu par cette suite. Certes, la série ne se démarque pas totalement des poncifs du genre, hormis quelques petites touches au niveau de sa mythologie surnaturelle, mais l’auteur parvient progressivement à rendre intéressante la psychologie de son personnage, en faisant se fendre de manière relativement intelligente la carapace qu’elle s’est constituée. Certes, elle est en passe de se transformer, à un moment ou un autre, en vampire, mais elle essaie de comprendre ce que cela sous-tend, et d’apaiser la rage qui sommeille en elle, que cette dernière remonte au travers des relations compliquées qu’elle entretient avec sa sœur ou à travers un passé de militaire qu’on lui refuse pour des questions de secret défense.

On apprend ici que les vampires se nomment eux-mêmes Atanathe. Ils sont scindés en deux courants principaux, qui s’opposent au niveau de leur manière de considérer les humains et la cohabitation avec ceux-ci. Par l’entremise de David (notamment), Amber découvrira également les différentes étapes nécessaires à la transformation d’une personne mordue en vampire, et le trio principal qu’elle rencontrera au sein de la maison Altau lui présentera leurs grandes caractéristiques. Ils ne craignent pas les symboles religieux, mais vivent plus longtemps (car capable de se régénérer rapidement), même si on peut les tuer en détruisant leur cerveau ou leurs organes vitaux.

Un premier tome plus réussi, car il prend plus le temps de faire évoluer les protagonistes et ne précipite pas l’intrigue, qui se révèle aux multiples facettes. Si la série ne remplace pas (pour le moment ?) une Mercy Thompson, et arrive peut-être un peu tard dans le paysage éditorial, elle ne manque cependant pas d’un certain intérêt.

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