Garton, Ray. Séductions

Kyle sentit une main sur son épaule qui le tirait en arrière et se retrouva sur le plancher juste au moment où les jambes de la créature s’ouvraient., laissant apparaître des mâchoires béantes d’où pointaient des crocs acérés cherchant à mordre. D’une main incertaine, Donald visa la chose sur le sofa. De ce qui avait été le visage d’une jolie femme, il ne restait plus qu’une masse informe de chair palpitante: le torse s’aplatissait tandis que le corps prenait une teinte grisâtre et se fripait à vue d’oeil…

Voilà donc ma première confrontation avec la défunte collection Gore, éditée par Fleuve Noire. Et pour le coup ma découverte de Ray Garton, un auteur qui a écrit plusieurs romans plus ou moins vampiriques. Ce roman nous raconte donc l’histoire d’un professeur de lycée possédant certaines facultés psychiques (il « ressent » ce qui va arriver). Le récit n’est en soit pas forcément ennuyeux, mais l’ensemble souffre quelques peu de son côté série B (pour ne pas dire Z).

Les personnages auraient pu avoir un aspect intéressant, mais la capacité de certains à accorder crédit à des histoires de monstres, alors que cela ne rentre pas franchement dans leur profil, nuit quelque peu à la crédibilité de l’ensemble. Par ailleurs, vu qu’on est quand même dans une collection gore, la surenchère de sexe et d’hémoglobine devient parfois lassante. Et que dire du « monstre » qui est au cœur de l’intrigue, sinon qu’on le croirait sorti d’un nanard horrifique des années 80 ?

Les vampires abordés ici s’apparent aux succubes des légendes. Ainsi, ils peuvent revêtir l’apparence de ceux dont il se nourrissent. Ils mangent intégralement leur victime, attirant celles-ci par la promesse de rapports charnels qui finiront par être fatal à ceux-ci. Originaires des profondeurs terrestres, leur aspect réel est monstrueux. Ils possèdent par ailleurs d’impressionnants pouvoirs de régénérations.

Un livre qui se lit très rapidement, et qui commence à accuser le poids de son époque, malgré quelques bonnes idées mis à mal par une surenchère inutile et une galerie de personnages pas franchement convaincants. La littérature de gare dans son acception la plus basique.

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